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"Acte d’amour" ou "vente d'enfant", la GPA fait débat sur RMC

Invitée de Bourdin Direct, Éliette Abécassis, opposée à la . Gestation pour autrui (GPA) a estimé que cette pratique revenait à louer les organes d'une femmes.

Elle est interdite en France, mais le débat existe toujours. La GPA sera-t-elle un jour autorisée ? Invité sur RMC, vendredi matin, Eliette Abécassis, auteure du livre Bébés à vendre, a expliqué que selon elle, la GPA s’apparente à un commerce. Elle a notamment comparé la GPA à une vente d’enfant et une location d’utérus.

"Je suis contre la GPA car je pense qu’on ne peut pas vendre des êtres humains, et qu’on ne peut pas louer des organes. En particulier des organes de la femme, dont l’utérus, car la femme n’est pas un véhicule", a-t-elle précisée. 

Invité à réagir, Véronique, auditrice s’est opposée à la vision d’Eliette Abécassis en expliquant notamment qu’elle voyait en la GPA un acte d’amour.

"Je donne mon sang de façon altruiste, j’ai toujours donné mon lait. Ça a été difficile de me traire tous pendant des mois, mais pour sauver des bébés prématurés je l'ai fait. Le jour où mon cousin m’a dit: ‘ma femme ne peut pas avoir d’enfant, on a besoin d’une donneuse d’ovocytes’, je n’ai pas hésité une seconde". 

Malgré qu’elle puisse reconnaître que dans le cadre familial, il puisse y avoir un acte d’amour, c’est la marchandisation que dit combattre Eliette Abécassis. "Dans les faits, personne ne va porter un enfant pour un autre (sans dédommagement, NDLR) sauf si c’est intrafamilial". 

Bourdin Direct (Avec G.D)