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Alexis Corbière: "je pensais la victoire possible, je suis déchiré"

La non-qualification de Jean-Luc Mélenchon au second tour de la présidentielle, est vécu comme une défaite par ses soutiens. Invité ce lundi de Bourdin Direct, son porte-parole, Alexis Corbière regrettait d’être passé tout proche de la qualification.

C’est un homme abattu qui faisait face à Jean-Jacques Bourdin lundi matin. Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon n’a pas encore digéré la "défaite" de son candidat qui n’a pas su se qualifier au second tour de l’élection présidentielle.

"Je suis déçu. Je ne suis pas de bois, je suis un homme engagé. On s’est battu pendant des mois et je pensais que la victoire était possible. Je suis un homme déchiré entre deux sentiments: la grande fierté d’avoir fait une campagne magnifique et le fait d’échouer de peu. De plus, je trouve terrible le dilemme face auquel nous sommes tous placés maintenant. Pendant cette campagne, la France que j’ai vue ne se résume pas à un duel entre l’extrême droite et un homme qui veut remettre en cause le code du travail. Ce sont les institutions qui la résume à ça".

Tout comme Jean-Luc Mélenchon dimanche soir, Alexis Corbière ne donne pas encore de consignes de vote, en précisant que le Front national n’était pas une solution. "Tel que l’a dit Jean-Luc Mélenchon, on va consulter les 440.000 insoumis qui ont fait cette campagne. L’affaire est simple, personne ne votera Front national. J’irai voter, mais il va y avoir plusieurs attitudes et elles sont toutes dignes. Mais quelqu’un qui va voter Marine Le Pen se trompe, parce que ça n’est pas avec la xénophobie que l’on va régler le problème. Entre le pire et ceux qui fabriquent le pire, l’un nourrit l’autre. Il faut que tout le monde comprenne bien que nous n’aurons rien à voir avec Emmanuel Macron s’il est élu président de la République".

Bourdin Direct avec A.B.