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ArcelorMittal à Florange: trois ans après, les promesses en matière d'emploi ont-elles été tenues?

Trois ans après la fermeture des hauts-fourneaux d'ArcelorMittal à Florange, François Hollande va prochainement revenir sur place (illustration)

Trois ans après la fermeture des hauts-fourneaux d'ArcelorMittal à Florange, François Hollande va prochainement revenir sur place (illustration) - JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Alors que François Hollande a annoncé ce mardi depuis Bucarest qu'il se rendrait, dans les semaines à venir, sur le site d'ArcelorMittal, à Florange. Sur place, trois ans après la fermeture définitive des hauts-fourneaux, la situation sur place est contrastée.

François Hollande fait son come-back à Florange. Ce mardi, le chef de l'Etat a annoncé son intention de se rendre "dans les prochaines semaines" en Moselle, pour constater la reconversion du site sidérurgique, devenu symbole du marasme de l'industrie lourde en France. Depuis Bucarest, le président a déclaré: "J'ai fait en sorte que les engagements puissent aboutir à ce qu'il y ait plus de 180 millions d'euros d'investissements supplémentaires sur Florange et qu'il n'y ait aucun licenciement, aucun plan social et que tous les personnels soient reclassés".

Trois ans après la fermeture définitive des hauts-fourneaux et l'accord passé entre le gouvernement et Mittal, RMC a tenu à vérifier si, en matière d'emploi, cette promesse a été tenue. Il y a trois ans, 629 salariés étaient concernés par la fermeture des hauts-fourneaux. Aujourd'hui, tous ont trouvé une issue assure François Pagano, délégué CFE-CGC à Florange. "L'intégralité des salariés est soit partie à la retraite, soit à trouver un nouvel emploi sur le site de Florange. Il y en aussi une dizaine qui ont trouvé un emploi dans les autres établissements d'ArcelorMittal en France".

Pour autant, pour le délégué CGT Lionel Burielo, la fermeture de la filière liquide a tout de même détruit des emplois: "Les licenciements ont existé malgré tout chez nos prestataires. On a aussi constaté des dizaines de fermetures d'entreprises sous-traitantes, d'hôpital, de kebabs, de pizzerias, de café… bref tout ce qui vivait aux alentours de cette filière liquide. Cela fait au minimum 1.800 emplois supprimés". Quant aux 180 millions d'euros d'investissements promis, ils ont bien été injectés à Florange. Mais, selon certains syndicats, une grosse moitié de cette somme n'a pas servi à préparer l'avenir, mais à financer la maintenance.

M.R avec Benjamin Smadja