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Bordeaux: l'accès au quartier des Chartrons limité... sauf pour les livraisons aux particuliers

Seuls les résidents et les secours peuvent désormais au quartier des Chartrons, à Bordeaux. Les livraisons pour les professionnels sont autorisées seulement de 7h à 11h. Mais pour les livraisons aux particuliers via Amazon, Fedex ou DHL, le droit de passage est illimité.

Fini la voiture dans le quartier des Chartrons, à Bordeaux... ou presque. Ce quartier chic devient à partir de ce mardi une "zone à trafic limité". L’accès des véhicules y est désormais réglementé par des bornes.

Seuls les résidents et les secours peuvent désormais passer à l'aide d'un badge. Les livraisons pour les professionnels sont autorisées seulement de 7 à 11 heures. En revanche, pour les livraisons aux particuliers via Amazon, Fedex ou DHL, ils bénéficient d’un droit de passage illimité. Ce passe-droit rend furieux un antiquaire du quartier.

"Je ne comprends absolument pas. Ils passent avec des 22m3, avec des gros camions. On facilite l’accès à de grosses multinationales qui livrent des produits qui viennent du fin fond de l’Asie, au détriment de petits commerçants locaux”, indique-t-il.

Les riverains, eux, sont partagés, à l’image de Nicolas. “D’un côté, ça me choque parce que l’objectif de piétonniser le quartier des Chartrons, c’était de retrouver du calme et de pouvoir accéder facilement à pied parce que le trafic pouvait être assez dense. Après, en tant que client Amazon, c’est vrai que c’est agréable de se faire livrer toute la journée aussi. Donc je suis un peu ambivalent”, explique-t-il.

Des livraisons bientôt plus encadrées?

Cette dérogation pour les livraisons aux particuliers date en fait d’un ancien arrêté municipal. Le nouveau maire écologiste Pierre Hurmic n’est pas contre l’abroger, mais pas tout de suite.

“C’est un souci auquel nous allons nous atteler mais déjà, c’était assez contraignant de dire aux riverains qu’on allait limiter la circulation dans leur rue. Et dans un deuxième temps, on leur dira aussi que les livraisons seront davantage encadrées”, détaille-t-il.

Il aimerait que ces zones à trafic limité aient un vrai statut légal et soient inscrites au code de la route, ce qui permettrait de clarifier quels véhicules y sont admis ou non.

Martin Cadoret avec Guillaume Descours