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Copé promet des propositions positives pour le débat sur l'islam

Le débat sur la laïcité et la place de l'islam en France organisé par l'UMP doit déboucher sur des propositions de règles "positives" et permettre de rassurer les Français musulmans, a déclaré mercredi Jean-François Copé. /Photo prise le 11 décembre 2010/

Le débat sur la laïcité et la place de l'islam en France organisé par l'UMP doit déboucher sur des propositions de règles "positives" et permettre de rassurer les Français musulmans, a déclaré mercredi Jean-François Copé. /Photo prise le 11 décembre 2010/ - -

Le débat sur la laïcité et la place de l'islam en France organisé par l'UMP doit déboucher sur des propositions de règles "positives" et permettre de rassurer les Français musulmans, a déclaré mercredi Jean-François Copé.

Le secrétaire général du parti majoritaire s'est défendu de toute approche "électoraliste" avec ce débat qu'il organisera le 5 avril avec l'aval de Nicolas Sarkozy et qui suscite des remous jusqu'au sein de la majorité.

S'exprimant lors d'un point de presse, il a exclu en outre la moindre volonté de "stigmatisation" d'une communauté.

"C'est tout l'inverse : c'est au contraire (pour) soulager nos compatriotes de confession musulmane qui on ont ras-le-bol qu'on amalgame l'exercice du culte musulman dans une République laïque avec des pratiques qui sont celles d'une extrême minorité", a-t-il dit.

Accusé par l'opposition de chasser sur les terres du Front national, qui a le vent en poupe dans les sondages, Jean-François Copé a indiqué que l'UMP voulait s'emparer d'un sujet qui "intéresse, concerne et passionne la totalité de nos compatriotes, quelles que soient leurs sensibilités philosophiques ou religieuses".

"Si nous n'en parlons pas, d'autres le feront à notre place dans les pires conditions", a-t-il ajouté.

Pour lui, il s'agit de voir "comment on peut renforcer la laïcité en France et, dans ce contexte, organiser de manière positive un islam de France" qui, aujourd'hui deuxième religion du pays, n'avait pas été partie prenante à la loi de 1905 organisant la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

DÉBAT VERTUEUX

Il a évoqué un débat "philosophique" tout autant qu'une "réflexion constructive" pour définir des règles de fonctionnement de cette religion en France.

A l'inverse du débat sur l'identité nationale, enterré l'an passé par le gouvernement après de nombreux dérapages, le patron de l'UMP a indiqué qu'il se ferait sous forme de consultations et d'auditions de personnalités qualifiées, pour déboucher sur des propositions "concrètes" présentées le 5 avril.

Il a promis de rester d'ici là "attentif" à ce que le débat "prenne une hauteur que sont en droit d'attendre nos compatriotes".

Le porte-parole du gouvernement, François Baroin, qui y prendra part, a parlé pour sa part d'un débat "vertueux", "nécessaire" et "important", qui servira de "mise en valeur de notre pacte républicain, de notre façon de vivre ensemble".

Il a estimé nécessaire de revenir régulièrement sur les questions de laïcité "pour permettre aux nouvelles générations de s'imprimer de ce qui est une des libertés fondamentales et un des grands acquis de la façon de vivre ensemble dans notre République".

REUTERS