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Démission Rugy: Elisabeth Borne nommée ministre de l'Ecologie

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La ministre des Transports a été nommée mardi soir ministre de la Transition écologique et solidaire en remplacement de François de Rugy, a annoncé l'Elysée.

Après une semaine de polémiques autour de repas fastueux lorsqu'il présidait l'Assemblée, François de Rugy a démissionné mardi de son poste de ministre de l'Ecologie, immédiatement remplacé par la ministre des Transports Elisabeth Borne.

Elisabeth Borne gardera également le portefeuille des Transports, sans pour autant prendre le titre de ministre d'Etat de son prédécesseur, a précisé l'Elysée.

"La confiance que m'accordent le Président de la République et le Premier ministre est un immense honneur", a réagi sur Twitter Mme Borne. "Déterminée à poursuivre ce combat essentiel qu'est la transition écologique et solidaire. Au travail dès demain, avec @brunepoirson et @EmmWargon", a-t-elle ajouté.

François de Rugy a décidé de quitter son poste après une série de révélations portant notamment sur des dîners fastueux lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale. Il a dénoncé un "lynchage médiatique" alors qu'il s'apprêtait à défendre le projet de loi énergie et climat.

Sur Twitter, le ministre démissionnaire a confié qu'il pensait "aux mots" de François Mitterrand à l'égard de Pierre Bérégovoy, qui s'était suicidé le 1er mai 1993. L'ancien président avait alors déclaré que son Premier ministre avait été "livré aux chiens".

Emmanuel Macron a dit respecter la "décision personnelle" du ministre, englué dans une série de révélations, "pour qu'il puisse se défendre pleinement et librement".

De son côté, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a affirmé n'avoir "aucune indication tendant à démontrer que François de Rugy a commis des actes qui sont contraires à la justice", alors que Matignon a lancé une enquête sur des faits reprochés.

Selon son entourage, le ministre a pris sa décision durant la nuit et avait en tête sa démission en se rendant mardi matin à Matignon, où il était attendu pour une réunion de travail "classique" avec Edouard Philippe.

Paul Barcelonne avec Xavier Allain