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Des Zadistes bientôt expulsés? "On met des mécanismes de protection pour ne pas tout perdre"

La fin de la trêve hivernale approche. Et le gouvernement a été clair: à la date du 31 mars, les habitants qui ne sont pas régularisés seront expulsés. RMC est allée à la rencontre de ces Zadistes, partagés entre peur des expulsions et volonté de se battre jusqu’au bout pour rester sur la zone...

Au milieu des champs Camille rassemble ses moutons. Il vit sur la ZAD illégalement depuis 3 ans.

"On a notre vie qui est construite ici. La maison qu'on habite, on l'a construite de nos propres mains" confie-t-il, avant d'avouer son angoisse. "Forcément, on met des mécanismes de protection pour ne pas que, du jour au lendemain, on perde tout".

"Pas sérieux de détruire des habitats alors qu'il n'y a plus de projet d'aéroport"

La ZAD se prépare, donc, pour résister en cas d’expulsion.

"On appelle à un certains nombres de chantiers la semaine prochaine. Ca permet qu'il y ait aussi du monde sur place, que l'on soit prêts à réagir, explique Camille, le porte-parole de la ZAD. On a l'impression qu'il y a une sorte de story-telling politique où le gouvernement s'est enfermé dans sa propre logique: 'On ne peut pas juste abandonner l'aéroport, il faudrait qu'on expulse quelques radicaux'. On ne voit pas très bien ce que c'est. Aujourd'hui, ça ne semble pas sérieux du tout de venir détruire des habitats alors qu'il n'y a plus de projet d'aéroport" avoue-t-il sur RMC. 

Sameid, dès 14h, les Zadistes manifesteront dans le centre-ville de Nantes pour protester contre les expulsions.

Anaïs Denet et X.A