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"Dupin Quotidien": le grand "n'importe quoi" des annonces de location

Tous les jours à 7h20, on parle éco et conso avec Marie Dupin, dans "Bourdin Direct", sur RMC.

RMC et Marie Dupin vous dévoilent lundi matin une enquête enquête de CLCV sur l'encadrement des loyers, mais aussi et surtout, sur la mauvaise rédaction des petites annonces immobilières.

L'association de défense des consommateurs CLCV a épluché des centaines de petites annonces immobilières pour en arriver à cette conclusion: 56% seulement des loyers parisiens respectent l'encadrement des loyers depuis qu'il a été remis en place l'an dernier.

Mais ce qui ressort, surtout, c'est le niveau catastrophique des petites annonces immobilières: aujourd'hui, le contenu des informations qui doivent être données aux consommateurs est très réglementé pour les agences immobilières. Mais si l'auteur de l'annonce est un particulier, c'est la jungle.

Vous voulez louer un appartement ou une maison: vous écrivez ce que vous voulez dans votre annonce puisque les plateformes type "Le Bon Coin" ou "PAP" ne vont jamais en contrôler le contenu.

Et les locataires peuvent le payer cher: dans ces petites annonces, le montant du loyer apparaît souvent charges comprises sans possibilité de savoir quel est le montant réel du loyer, ni quelles charges sont comprises.

Comment lutter contre les annonces frauduleuses?

Cela a un impact sur le loyer qui est révisé chaque année, car le montant de l'augmentation n'est pas le même si c'est sur 800 euros et pas 900 euros. Il y a aussi des propriétaires qui minorent les charges pour attirer les futurs locataires... avant de les augmenter. 

Sans parler des erreurs grossières dans le calcul de la caution qui doit normalement être maximum équivalente à un ou deux mois de loyer hors charges. De nombreux propriétaires comptent les charges dans le dépôt de garantie.

Enfin, plus grave encore: il y a aussi des propriétaires qui font payer des frais illégaux comme des frais de visite de 50 euros ou encore ce propriétaire qui facture 500 euros la rédaction du bail! C'est évidemment totalement interdit. 

Enfin la fameuse confusion (volontaire ou pas?) entre la surface au sol et la surface habitable: on vous promet un 25 mètres carrés alors qu'il n'y a que 8 mètres carrés "loi Carrez" sous les combles. 

Face à tous ces biais, l'association CLCV demande que les hébergeurs de petites annonces comme "Le Bon Coin" ou "PAP" revoient leurs formulaires afin d’obliger les propriétaires à plus de transparence pour limiter les abus et améliorer la qualité des informations transmises aux locataires.

Marie Dupin