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Des parents frappent un prof de primaire dans la cour d'école: cinq personnes en garde à vue dans l'Aisne

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L'enseignant "souffre de plusieurs blessures au visage".

Cinq personnes, membres d'une même famille, ont été placées en garde à vue lundi, soupçonnées d'avoir agressé un enseignant d'une école primaire de Laon, dans l'Aisne. Les faits se sont produits lundi matin, "à la suite d'un échange" entre la mère d'un élève de maternelle de l'école Hélène-Boucher "autour de la problématique de son absentéisme répété", a indiqué à l'AFP le procureur de Laon Guillaume Donnadieu.

Après cet échange devant l'école, la mère est revenue accompagnée de quatre autres membres de sa famille: le père de l'enfant, deux de ses oncles et sa grand-mère. Des coups auraient alors été portés dans la cour de l'établissement sur l'enseignant "qui souffre de plusieurs blessures au visage". Il doit être examiné mardi par un médecin légiste, selon M. Donnadieu.

 Aucun antécédent de violence n'avait été signalé par l'école jusqu'alors pour cette famille. La garde à vue des cinq personnes, qui "ont globalement reconnu les faits" selon le parquet, devrait être prolongée mardi matin.

Dans un communiqué, le préfet de l'Aisne Ziad Khoury, qui s'est rendu sur place, a dénoncé "l'agression physique inacceptable dont a été victime un enseignant" et indiqué qu'un "message de soutien et de reconnaissance" du ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer "leur a été transmis". Il a appelé également "à la plus grande fermeté face à de tels comportements inadmissibles, venant de l'entourage d'un enfant scolarisé dans cette école".

En visite dans une école élémentaire de La Ferté-Milon, également dans l'Aisne, Jean-Michel Blanquer a dénoncé lundi des "agressions totalement inacceptables" et des "actes inadmissibles" de la part de parents d'élèves, alors qu'une directrice d'école maternelle et d'une agent territoriale spécialisée des écoles maternelles (ATSEM) ont été agressées jeudi par une parent d'élève et sa fille à Nogent-sur-Oise (Oise).

La rédaction de RMC avec AFP