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"Émotion", "tristesse", "colère": parents d'élèves et enseignants sous le choc après l'incendie "criminel" d'une école à Béziers

L’incompréhension à Béziers dans l’Hérault, après trois incendies commis dans la nuit de jeudi à vendredi. Un immeuble et un garage désaffecté ont été visés, ainsi que plusieurs classes d’un collège et une école élémentaire.

L’incompréhension à Béziers dans l’Hérault, après trois incendies commis dans la nuit de jeudi à vendredi. Un immeuble et un garage désaffecté ont été visés, ainsi que plusieurs classes d’un collège et une école élémentaire.

Une école et deux salles de classe d'un collège incendiées, des policiers caillassés: le quartier pauvre de La Devèze à Béziers (Hérault) a connu jeudi une soirée d'Halloween marquée par des violences urbaines, condamnées par le maire et le gouvernement.

"On est tous le choc de voir qu’une école puisse être touchée"

Les auteurs des faits sont toujours en fuite. La piste criminelle est privilégiée. Des policiers ont été la cible de jets de pierre et de mortiers. Dans le quartier populaire de la Devèze qui a été la cible de ces incendies, c’est la colère et l’incompréhension des parents d’élèves et des enseignants.

C’est une communauté éducative sous le choc qui a découvert l’étendue des dégâts. Un outil de travail entièrement détruit. Jean-François Klein dirige l’établissement depuis 5 ans: "C’est sans nom, c’est inqualifiable, on est tous le choc de voir qu’une école puisse être touchée, il y a beaucoup d’émotion, de la tristesse, mais également de la colère".

"Ils loupent une partie de la scolarité, ce n’est pas pensable"

L’établissement située dans le quartier populaire de la Devèze compte près de 300 élèves, et se pose la question de la reprise lundi après les vacances scolaires. Cindy est la maman de Cassis, qui est en CE2 :

"J’espère qu’ils vont trouver une solution avant lundi parce que sinon comment on va faire nous tous les parents avec les enfants, il y en a qui travaillent, on va être coincés on va devoir les garder à la maison, ils loupent une partie de la scolarité, ce n’est pas pensable. Et tout ça à cause d’imbécile qui ont fait l’incendie".

Une réunion est à la mairie en milieu de matinée: objectif mettre en place des plans B pour accueillir les élèves dès lundi.

Jean-Wilfrid Forquès (avec Caroline Petit)