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Faut-il ouvrir le RSA au 18-25 ans?

Le débat est relancé après la tribune de 15 présidents de départements socialistes qui le demandent.

15 présidents (PS) de conseils départementaux et Anne Hidalgo, la maire de Paris, veulent tenter l'expérience d'ouvrir le RSA aux jeunes de 18 à 25 ans. Dans une tribune au Monde ils en appellent au gouvernement pour mettre en place cette mesure réclamée par une partie de la gauche, mais encore rejetée à l'assemblée en mai, une proposition de loi portée par François Ruffin de LFI.

Les contours restent à définir, mais l'idée serait d'étendre le revenu de solidarité active aux moins de 25 ans. Actuellement, ils peuvent en bénéficier seulement s'ils ont travaillé au moins 2 ans ou s'ils assument seuls la charge d’un enfant né ou à naître. Les signataires réclament également la création d'un "revenu de base" pour la jeunesse.

"La France est un des rares pays de l'UE à ne pas étendre les minima sociaux aux 18-25 ans"

Stéphane Troussel, président du Département de la Seine-Saint-Denis, figure parmi les signataires de la tribune publiée dans Le Monde, pour lui c'est essentiel car les jeunes sont les premiers concernés par la crise.

"L'idée c'est d'avoir ce revenu minimum pour des jeunes soit en formation, soit étudiants, soit en insertion qui ont tout perdu et qui ont besoin d'aide pour subvenir à leurs besoins et qu'il faut accompagner. La France est un des rares pays de l'UE à ne pas étendre les minima sociaux aux 18-25 ans. Il faut absolument leur venir en aide."

"Je préfère un dispositif qui accompagne plutôt qu'un dispositif qui arrose"

Roland Lescure, député LREM des Français d'Amérique du Nord et porte-parole de LREM, estime qu'il faut donner de l'argent différemment aux jeunes. 

"Je suis contre. Je préfère un dispositif qui accompagne plutôt qu'un dispositif qui arrose et qui les laisse là où ils sont. Les jeunes doivent être les acteurs de la reprise. Et on va aller plus loin car on travaille sur une garantie jeunes universelle qui veut dire qu'on va donner de l'argent aux jeunes qui en ont besoin et on va les accompagner avec des mentorats t de la formation pour les sortir de la crise."
La rédaction avec J.A.