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"Je suis un peu inquiet pour le bac": les élèves de terminale peuvent revenir en classe pour éviter le décrochage scolaire

C'est notamment le cas au Lycée Hector Berlioz. Le retour à 100% en présentiel a été acté au retour des vacances de Noël. Et les étudiants s'en réjouissent.

Des lycéens en dernière année d'étude dans le secondaire qui s'apprêtent à plancher sur les premières épreuves du baccalauréat, épreuves de spécialité prévues les 15-16 mars prochain. Mais le calendrier de ces épreuves n'est pas figé. La circulation active du virus en France inquiète les autorités. Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a déclaré hier qu'il annoncerait fin janvier sa décision: maintien des dates prévues, report ou transformation de ces épreuves en contrôle continu.

Reste que la consigne a été donnée jeudi dernier par le ministère de l'Éducation, pour éviter le décrochage scolaire, de faire revenir en priorité les lycéens de terminale dans leur établissement.

Un retour en classe qui donne le sourire à Jenna et Clara, en terminale sciences et technologies du management et de la gestion.

“Moi, je préfère qu’on soit en présentiel qu’en distanciel parce que c’est compliqué de travailler chez soi. Et puis en présentiel, les profs nous aident plus”, indiquent-elles. 

Ne pas être livré à soi-même, c'est important, ajoute David, en terminale option mathématiques et sciences économiques et sociales, d'autant que des examens approchent. “Je suis un peu inquiet pour le bac parce que ça arrive vite”, indique-t-il. 

Un report des épreuves?

Car faire revenir les élèves au lycée était devenu urgent estime Bruno Bobkiewicz, proviseur du lycée Berlioz et représentant du syndicat des chefs d'établissements. 

“On a des situations de grande fragilité psychologique. Comment l’année va se terminer? Est-ce qu’on va pouvoir les garder en présentiel toute l’année? Tout ça, c’est beaucoup de questions et on n'a pas beaucoup de réponses”, explique-t-il. 

Les élèves sont une trentaine en classe, tous masqués. Comme au lycée Montesquieu au Mans. Laurent Gayme, professeur d'histoire-géographie, comprend l'impératif scolaire, mais s'interroge sur l'aspect sanitaire. “S’ils avaient un an de moins, ils seraient en premier, ils seraient en demi-groupe, et s’il avait un an de plus, ils seraient à l'université et ils seraient 10 par amphi”, indique-t-il. 

En l'absence de directive nationale, certains lycées n'ont jamais cessé de faire cours aux terminales en présentiel. Ces deux professionnels de l'éducation demandent le report des épreuves de spécialité de mars prochain, pour mieux préparer leurs élèves. 

Benoît Ballet avec Guillaume Descours