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La mairie de Toulouse convoque les élèves auteurs d'incivilités: "Ça peut servir" selon la FCPE

Invité dans "Estelle Midi" ce mardi sur RMC et RMC Story, Eric Pinot, président de la Fédération parents d'élèves Haute-Garonne, a réagi à la mise en place des rappels à l’ordre solennels à la mairie de Toulouse pour les élèves auteurs d’incivilités en milieu scolaire.

L’Education nationale et la mairie de Toulouse ont signé le 1er avril un partenariat permettant un rappel à l’ordre envers les élèves de plus de 10 ans coupables d’incivilités à l’école. Une mesure qui est intéressante pour Eric Pilot, président de la Fédération parents d'élèves Haute-Garonne, même s’il faut bien poser les limites.

"C’est étonnant qu’on n’ait pas été consultés, car on est quand même la première association de parents d’élèves, a-t-il commencé par préciser dans ‘Estelle Midi’ ce mardi sur RMC et RMC Story. Mais dans l’ensemble, ce n’est pas une mauvaise idée. Tout dépend comment cette procédure va être utilisée, il ne faut pas embêter les élus pour rien."

"Si ça doit être un tribunal culpabilisant pour les parents et les enfants, ce n’est pas la peine, on ne veut pas entrer dans un conflit social, a-t-il ajouté. Par contre, si cette procédure peut permettre aux jeunes de comprendre les bêtises qu'ils ont faites, que ça dépasse le cadre de l’établissement, et que son école fait partie d’une société beaucoup plus large, là ça peut servir."

"Ça remet du plomb dans la tête"

Eric Pinot pense également "qu’être reçu par un élu et un policier, ça remet du plomb dans la tête, et ça permet de comprendre que ce qu’il a fait, ça n’engage pas que l’école, mais toute la République". "Jusqu’ici la répression a été un échec car il n’y a pas de moyen mis en place, on espère que l’avertissement aura plus de succès", confie-t-il. Mais le président de la Fédération parents d'élèves Haute-Garonne rappelle que "la priorité reste le recrutement de nouveaux professeurs, car pour appliquer la politique que voulait mettre en place Jean-Michel Blanquer, à savoir le dédoublement de classe et l’augmentation du suivi des élèves, on aurait besoin de cinq fois plus d’enseignants".

SB