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Le nombre de professeurs prêts à quitter l'Education nationale en forte  augmentation: "C'est une question de survie"

INFORMATION RMC – Selon le Snalc (le Syndicat National des Lycées et Collèges), le nombre de professeurs prêts à quitter l'Education nationale est en très nette augmentation ces derniers mois.

C'est une information que RMC vous dévoile ce vendredi: le nombre de professeurs prêts à quitter l'éducation nationale est en très nette augmentation ces derniers mois. C'est le Syndicat National des Lycées et Collèges (SNALC), troisième syndicat dans le secondaire par se représentativité, qui fait ce constat.

Une tendance qui alarme sur le mal-être dans les établissements, avec ce chiffre: le nombre d'enseignants venus faire une première démarche pour démissionner ou se réorienter a doublé entre les rentrées 2018 et 2019.

Cela fait 20 ans que Martine est chaque jour devant ses élèves. Mais aujourd'hui, elle renonce. Professeur de lettres, elle subit la réforme du lycée, qui l'oblige à enseigner dans plusieurs établissements, elle voit maintenant surgir la réforme des retraites. Elle ne peut plus enseigner comme elle l'imaginait:

"C'est une question de survie. Il faut que je préserve ma santé mentale, ma santé physique. C'est une décision qui est prise avec chagrin parce que c'est un métier que j'aime toujours. C'est désespérant de voir ce que notre métier devient. Avec la réforme des retraites, on ajoute de la souffrance sur de la souffrance".

"Ils recherchent un peu d'humanité"

Responsable des conditions de travail et du climat scolaire au syndicat le Snalc, Maxime Reppert, entend quotidiennement ce genre de discours:

"Ils recherchent un peu d'humanité. Les facteurs immédiats vont être la médiatisation de certains problèmes, la question des suicides par exemple, a été un déclencheur pour beaucoup de collègues. La question des retraites, la question des salaires aussi. La deuxième chose, c'est un phénomène qui perdure depuis des années. On va vous dire que les professeurs sont des fainéants, il y a un manque de considération sociale et de considération économique".

Des enseignants qui quittent le navire Eduction, et une jeune génération qui ne souhaite plus y embarquer. Le nombre de candidat au Capes a baissé de 8% en un an.

Thomas Chupin