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Logement étudiant: voici le palmarès des villes les plus chères et les plus abordables

La rentrée va être dure pour les étudiants, elle va notamment couter très cher. Le 1er poste de dépense, c’est le logement. Avec de gros écarts selon les villes.

550 euros et 92 centimes. C’est ce que va payer en moyenne un étudiant pour se loger à la rentrée selon une enquête de l’Unef. Un tarif en hausse de 2% par rapport à l’an dernier. Et le moins qu’on puisse dire c’est que tous les étudiants ne seront pas logés à la même enseigne.

Sans grande surprise la ville la plus chère c’est Paris: 850€ en moyenne pour un appartement de moins de 30m2. La 2e ville la plus chère peut surprendre, c'est Annecy, avec 726€. C’est même plus cher que la moyenne en Île-de-France. C’est aussi la ville qui a vu la plus forte hausse en 5 ans avec 161€ de plus !

Limoges ville la plus abordable

Viennent ensuite Nice, Lyon, Bordeaux et Montpellier dans les villes les plus chères. A l’autre bout du classement, on trouve Saint-Etienne, Poitiers et Brest, et la ville la plus abordable: Limoges, 363€ en moyenne pour un loyer étudiant. Mais même si c’est la ville la plus abordable de France, les prix ont là aussi grimpé : presque 50€ de plus en 5 ans.

Est-ce qu’il y a des villes où les prix baissent?

Il y en a, heureusement. Brest, Le Mans ou encore... Paris. Ca peut paraître étonnant, mais l’encadrement des loyers depuis 2019 a permis une vraie baisse des loyers dans la capitale, presque 4% de moins pour cette rentrée. D’ailleurs les syndicats étudiants demandent une généralisation de l’encadrement des loyers pour toutes les villes universitaires.

Malgré les prix élevés, un tiers des étudiants se logent en Île-de-France. Mais il y a d’autres villes où la demande est forte: à Caen plus des trois quarts des demandes de logement le sont pour un étudiant.

La ville normande représente un bon compromis avec une moyenne de 458€ par mois et pas trop loin de l’Île-de-France non plus. Juste ensuite on trouve Lille, puis Angers, Reims ou Strasbourg qui ont également une forte proportion de logements étudiants.

Un coût qui n’est pas sans conséquence, le loyer c’est 50 à 60% du budget d’un étudiant.

Géraldine de Mori (avec J.A.)