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"On n'est pas au courant de comment ça va se passer": faut-il supprimer le grand oral du bac?

Le flou demeure encore autour du contenu et des modalités de l'épreuve.

Les épreuves écrites de philosophie et le grand oral du bac "ont vocation à être passées" en présentiel. Précision du ministre de l'Éducation nationale dimanche matin alors que les lycées ont fermé vendredi soir leur porte pour un mois.

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Le "grand oral du bac", cette nouvelle épreuve, redoutée par les lycéens, devrait donc se dérouler à partir de la fin juin et compter pour 10% de la note finale du bac. Il reste donc un peu plus de deux mois désormais avant le grand oral du bac. Le temps passe et avec lui monte l'angoisse de certains lycéens comme Inès.

“Je me sens stressé, un peu perdu par la situation. Déjà, on est les premiers à tester le nouveau bac. On n’est pas au courant de comment ça va se passer, comment ça va se dérouler”, indique-t-elle.

Si les contours de cette épreuve restent encore un peu flous pour les élèves, les parents eux aussi s'inquiètent. Valérie est maman d'un lycéen de Terminale. “Je pense que ça rajoute du stress. L’épreuve est prévue fin juin. Là, on va attaquer une période de quatre semaines off. Donc s’il faut s’entraîner à parler devant un jury, le temps presse un peu”, assure-t-elle. 

Une pétition récolte 23.000 signatures

Alors dans ce contexte, de nombreux professeurs souhaitent simplement voir annulée cette épreuve. C'est le cas d'Olivier Louail, prof d'économie en banlieue parisienne.

“Ce serait plus sage de laisser tomber le grand oral et pour l’année prochaine, de le refondre totalement en prévoyant des véritables moyens pour le préparer sinon on risque de renforcer des inégalités sociales face à la maîtrise de l’oral, la recherche documentaire”, appuie-t-il.

Annuler le grand oral, c'est aussi la demande d'une pétition de lycéens, pétition qui a déjà récolté près de 23.000 signatures.

Romain Houg avec Guillaume Descours