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Pourquoi les revendications des bloqueurs de Fac vont plus loin que la lutte contre la loi Vidal ?

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Depuis le début de la mobilisation, les revendications des bloqueurs de facs ont bien changé. Quels sont leurs nouveaux combats ?

Pour Edouard Philippe, les bloqueurs des Facs sont "une minorité ultra-politisée et parfois violente, assure-t-il dans le Parisien ce dimanche, alors que trois universités sont toujours occupées. Initialement en lutte contre la loi Vidal sur la sélection à l'université, les revendications des bloqueurs sont désormais multiples.

"C'est vrai qu'au départ, nous protestions contre la réforme de l'entrée à l'université. Ça a largement débordé parce qu'il y a une ambiance sociale qui fait qu'il y a une convergence des luttes à l'ordre du jour", explique Léo, l'un des bloqueurs du site de Tolbiac de l'université Paris 1 Sorbonne.

"Macron c'est le casseur en chef"

Il craint une refonte totale du monde du travail, dont les cheminots seraient les premières victimes: "Ce que les cheminots se prennent dans les dents c'est d'une violence inouïe et ça risque de se répercuter sur l'ensemble du monde du travail".

L'unique responsable selon lui ? Le président de la République: "Si Macron arrive à mettre les cheminots à genoux, c'est tout le monde du travail qui va morfler. Macron c'est le casseur en chef", assure Léo.

Le site de Tolbiac, dépendant de l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, est bloqué depuis la fin du mois de mars. 

Pierre Pilet (avec G.D.)