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Révisions, sport et sorties culturelles: le succès des stages de "pré-rentrée scolaire"

CA VOUS CONCERNE - C’est la rentrée avant l’heure. Les écoliers ont encore quelques jours pour profiter des vacances, pourtant, beaucoup se sont déjà remis au travail.

Après une année qui a encore été très perturbée, les stages de pré-rentrée font le plein. Et ce n’est pas l’offre qui manque! Cette année, l’Education nationale a mis en place des stages gratuits, l’Ecole Ouverte pour les primaires, les Stages de la Réussite pour les collèges et lycées.

Ca se passe sur les 10 jours avant la rentrée, c’est un mélange de révisions, sport et sorties culturelles.

"Je voulais un peu avoir une remise en route avant les autres parce que j’avais peur que le redémarrage soit un peu compliqué. Quand je revois les exercices qu’on fait je me dis que je suis bien content de l’avoir fait", nous ont confié Gastien et Josia. Comme eux, ce sont, en tout, 250.000 élèves qui sont inscrits cet été selon les chiffres provisoires du gouvernement. Et il y aussi les colos apprenantes, mises en place l’année dernière. 70.000 enfants en ont profité cette année contre 50.000 il y a un an.

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Ca c’est pour ce qui est proposé dans le public. Et il y a aussi les organismes privés. Acadomia par exemple qui a vu une hausse de 25% de ses stages pré-rentrée. Là, c’est encore le rush pour des stages de dernière minute, notamment chez les collégiens.

Même chose chez Superprof, une plateforme qui met en relation enseignant et parent, les inscriptions ont doublé par rapport à août 2020. Ces stages de pré-rentrée aident aussi les enfants à se remettre dans le bain en douceur, reprendre le rythme. Ca fait une petite transition entre les vacances à la cool et la vraie rentrée.

Et ceux sont les collégiens qui sollicitent le plus ces services. Ils occupent cet été la moitié des stages proposés: "La situation sanitaire a très nettement impacté les fondamentaux. On sent une inquiétude et une responsabilité des parents qui du coup viennent vers nous", explique à RMC Laurent Bernard, responsable de l'agence Acadomia de Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines.

Pour remettre leurs enfants à niveau, les parents ne regardent pas à la dépense

Les cours dépassent parfois les 100 euros de l’heure, c’est pas accessible à toutes les bourses. C’est parfois l’enfant qui a besoin de se rassurer, mais c’est le plus souvent les parents qui sont inquiets. D’abord parce que beaucoup de cours n’ont pas pu se passer normalement l’an dernier, on sait que les cours en distanciel, ce n’est pas toujours au point et ça peut être dur à suivre surtout pour les plus jeunes. Mais ils anticipent aussi et ils ont peur que l’année qui vienne ne soit pas franchement mieux. 

Des parents inquiets pour leurs enfants, et qui eux ne reculent pas devant les prix assez onéreux. Le forfait de 200 euros pour la semaine n'a pas refroidi Cécile : "Le coût n’était pas un sujet parce que cela redonne de la confiance et c’est parfait". Et face à une affluence aussi forte, certains parents n'ont pas réussi à trouver de stage à leurs enfants, faute de place. 

Dans les fais, il est difficile de savoir vraiment si le niveau a baissé ou pas. Si on regarde par exemple les évaluations nationales de CP, on a pu voir qu’en septembre 2020 le niveau était moins bon qu’en 2019, mais qu’il avait été rattrapé lors des évaluations de janvier.

En revanche, ça cache quand même de grosses disparités avec des élèves qui ont totalement décroché.

Géraldine de Mori (avec J.A.)