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Service national universel: "On va mettre énormément d'argent sur un dispositif pour recadrer les jeunes"

Le service national universel, présenté ce mercredi en conseil des ministres par le Premier ministres Edouard Philippe, sera obligatoire pour tous les jeunes de 16 ans et durera un mois. Invité de Bourdin Direct, Jimmy Losfeld, président de la Fage, la fédération des associations générales étudiantes, fait part de son opposition.

Le Premier ministre Edouard Philippe présente ce mercredi en conseil des ministres les grandes lignes du projet de service national universel, promesse de campagne d'Emmanuel Macron. On en connaît déjà les contours: ce service sera obligatoire pour tous les jeunes de 16 ans, durera un mois, avec deux semaines en internat sur les vacances scolaires puis 15 jours dans les lycées centrés sur un "projet collectif" en lien avec des associations. Un premier test est prévu à l'été 2019, après consultation des organisations de jeunesse.

"Enfin, cela fait un moment qu'on demande à être consultées… Que de temps perdu", regrette ce mercredi dans Bourdin Direct Jimmy Losfeld, président de la Fage, la fédération des associations générales étudiantes, par ailleurs "opposé" à ce projet. "On va mettre énormément d'argent sur un dispositif pour recadrer les jeunes. C'est en tout cas ce qui est ressenti", a-t-il poursuivi.

"L'obligation, c'est la négation de l'engagement"

Jimmy Losfeld se dit "notamment" gêné par le côté obligatoire de ce service national universel. "Un dispositif à côté de l'école, encadré par l'armée, qui va coûter 1,5 milliards d'euros par an, cela ne me paraît pas favoriser l'engagement. L'obligation, c'est la négation de l'engagement", a expliqué le président de la Fage sur RMC. Pour autant, "tout n'est pas à jeter" dans le projet, notamment en ce qui concerne les cours d'éducation civique ou les formations aux premiers secours. Mais Jimmy Losfeld regrette qu'une telle somme soit dépensée alors qu'"on manque d'argent dans nos universités".

P. G. avec J-J. Bourdin