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Expulsion des opposants de Bure: "On ne veut pas de ce projet, il faut que les pouvoirs publics le comprennent"

Après l'expulsion par surprise des opposants au site d'enfouissement des déchets nucléaires, le président de l'association des élus du Grand-Est, dénonce le double discours du Premier ministre.

Après Notre-Dame-des-Landes, le gouvernement refuse de voir s'installer une autre ZAD. Jeudi, les militants anti-nucléaires qui occupaient le site de Bure, dans la Meuse, ont été évacués par surprise et par la force. Une méthode condamnée par les écologistes et les opposants dans tout le territoire. Des manifestations et des rassemblements de protestation ont été organisés dans la soirée devant plusieurs préfectures de France. 

Jean-Marc Fleury, président de l'association des élus du Grand-Est contre le projet était réuni hier avec plusieurs opposants devant la préfecture de la Meuse à Bar-le-Duc. Il dénonce l'évacuation et le manque de dialogue avec le gouvernement: "Expulser 10 personnes, en mobiliser 500 c’est démesuré et c’est incompréhensible pour nous? Parce qu’a côté de ça on le ministre qui nous avait proposé une rencontre. D’un côté il veut nous parler, de l’autre côté, il nous expulse", a-t-il assuré.

"L’opposition ici, elle est unie"

"Quand il expulse les jeunes qu’étaient là-bas, il expulse tous les opposants. Et je crois qu’il ne l’a pas compris. L’opposition ici, elle est unie, on ne veut pas de ce projet et il faudra que les pouvoirs publics le comprennent", explique-t-il.

À l'image de Notre-Dame-Des-Landes, le projet de stockage des déchets nucléaires à Bure est un projet ancien. Initié dans les années 1990, cela fait 20 ans que les opposants se battent contre l'enfouissement dans la Meuse, un site qui n'a pas été choisi au hasard, 

Juliette Droz (avec G.D.)