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Face aux maires de banlieues, Emmanuel Macron reconnaît les effets négatifs de la fin des contrats aidés

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Emmanuel Macron était ce lundi dans l'Essonne pour une nouvelle rencontre avec 300 élus de la région Île-de-France, des responsables associatifs et des citoyens engagés. Interpellé sur la suppression des contrats aidés, le Président a reconnu des erreurs tout en assumant la décision.

Emmanuel Macron était dans l'Essonne lundi soir, pour une nouvelle rencontre dans le cadre du grand débat national. C'était jusque-là la grande absente des débats : la banlieue. Dans l'audience, 300 élus de la région Île-de-France, des responsables associatifs et des citoyens engagés, réunis dans la salle municipale Claude Nougaro d'Evry-Courcouronnes.

Pour son cinquième débat depuis le 15 janvier, le chef de l’Etat a répondu aux questions des Maires qui protestaient contre la suppression des contrats aidés. Le chef de l'Etat a reconnu que la suppression des contrats aidé a pu mettre des associations en difficulté notamment dans les quartiers.

Accélérer les "mesures de remplacement"

"Cela a été une mesure que le gouvernement a porté, et qui je pense dans la philosophie est bonne, dont la démarche est positive mais force est de constater que dans des lieux ou le tissu était fragile, qui a fait souffrir. Il faut donc qu’on accélère les mesures de remplacements", a-t-il assuré devant les élus.

"J’assume cette transition"

Pour Emmanuel Macron, les contrats aidés, pour lesquels l'employeur reçoit des aides publiques et visant à favoriser l'insertion dans le monde du travail, ne sont qu'un mécanisme "de subvention déguisé", assurant que si ils ont été fortement réduits, "d'autres systèmes" ont été développés.

"J’assume cette transition. Simplement, il est clair qu’elle a eu un coût et il faut qu’on corrige ce point-là. Avoir un vrai plan d’ambition pour les petites associations avec de l’emploi franc associatif, je pense que c’est une bonne idée", a ajouté le chef de l'Etat.
Bourdin Direct (avec Guillaume Dussourt)