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Faible mobilisation à la journée d'action de la CGT

Manifestation de la CGT pour les salaires, à Paris le 27 octobre 2022

Manifestation de la CGT pour les salaires, à Paris le 27 octobre 2022 - Geoffroy VAN DER HASSELT © 2019 AFP

La mobilisation de la CGT pour les salaires, organisée ce jeudi, n'a pas attiré les foules. Organisée en solo, sans le soutien d'autres organisations syndicales, et en pleine période de vacances scolaires, il n'y a eu que quelques centaines de manifestants à Paris, Lyon ou Toulouse.

Petite mobilisation. A peine quelques centaines de manifestants à Lyon, Toulouse et même à Paris. La journée d'action organisée en solo par la CGT en faveur des salaires lors n'a pas attiré les foules, en pleine période de vacances scolaires et sans participation d'autres syndicats. Les mobilisations connaissent "des hauts et des bas" et les périodes de congés scolaires sont moins favorables, a reconnu le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez.

"Mais il y a besoin de continuer à maintenir cette pression pour qu'il y ait augmentation des salaires", a-t-il justifié au départ de la manifestation parisienne à Montparnasse.

La CGT réclame une augmentation du Smic, une indexation de tous les salaires sur l'inflation et une revalorisation du point d'indice des fonctionnaires, a rappelé Philippe Martinez qui va "demander une réunion à Elisabeth Borne" sur ces thèmes. Sur le refus réitéré mercredi soir d'Emmanuel Macron d'indexer les salaires sur les prix, le patron de la CGT a jugé que le président de la République était "plus que jamais hors sol".

"Les luttes sont en train de payer"

A Toulouse, seulement une centaine de personnes ont défilé. Mais pour le responsable local de la CGT, Cédric Caubere, "la taille de la mobilisation n'est pas importante, ce qui est important c'est ce qui se passe actuellement dans les boîtes."

"On voit que les luttes sont en train de payer. Les vannes sont en train de s'ouvrir, le patronat et le gouvernement n'ont plus le choix", a-t-il jugé.

"C'est compliqué, il n'y a pas tous les syndicats. D'autres attendent la réforme des retraites. Mais au niveau de la CGT on est là pour s'inscrire dans la durée", a jugé Guy Laurent, 51 ans, salarié d'Orange et manifestant parisien.

"On nous fait marcher à la prime"

"Au lieu d'augmenter les salaires on nous fait marcher à la prime. C'est la carotte. Ça n'est pas la même chose qu'une hausse des salaires. Une prime ce n'est pas compté dans retraite", a expliqué Christine Roquet, 64 ans, maîtresse de conférence à l'université Paris 8.

Au plus fort de la grève dans les raffineries et de ses conséquences sur les automobilistes, la mobilisation du 18 octobre avait rassemblé 107.000 manifestants dans toute la France selon la police (300.000 selon le syndicat), avec des grèves dans le nucléaire et les transports. Si la CGT s'était dite "assez satisfaite" de cette journée, cette mobilisation n'avait pas débouché sur un élargissement des mouvements sociaux comme l'espéraient les organisateurs.

A la différence de la journée du 18 octobre, FO, Solidaires et la FSU ne sont pas de la partie ce jeudi. La CGT espère que ces organisations la rejoindront pour une autre journée de mobilisation déjà annoncée pour le 10 novembre.

La rédaction avec AFP