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Fake news: un combat très personnel pour Emmanuel Macron

Victime de fausses rumeurs durant la campagne présidentielle le président de la République, Emmanuel Macron avait annoncé qu'une loi luttant contre les "fake news" serait créé. Les débats débutent jeudi à l'Assemblée.

Emmanuel Macron est parti en guerre contre les fake news. Le 3 janvier dernier lors de ses voeux à la presse, le chef de l'Etat annonçait une loi pour lutter contre les fausses informations. Une proposition de loi en réalité qui sera débattue à partir de jeudi à l'Assemblée Nationale. Objectif : lutter contre "la manipulation de l'information" en période électorale.

Avec notamment la possibilité pour un candidat ou à un parti de saisir le juge des référés pour faire cesser la diffusion de "fausses informations" durant les trois mois précédant une élection. Des députés PS, PCF, LFI et LR s'interrogent voire s'insurgent sur cette proposition de loi, dénoncée par le Syndicat National des Journalistes comme "potentiellement dangereuse".

Pour Emmanuel Macron la lutte contre les fake news est un combat très personnel car il en a lui même été victime: compte aux Bahamas, homosexualité... Pendant la campagne présidentielle de nombreuses rumeurs ont circulé sur le compte d'Emmanuel Macron. Elu président de la République, il s'est juré de mettre un terme à ces fausses informations.

Une fausse information, une notion subjective ?

Dans le viseur présidentiel: la chaine Russe Russia Today et le site Sputnik, accusés d'être à la solde de Vladimir Poutine. Cette proposition de loi cible aussi ces nouveaux médias sur internet, soutiens de partis politiques, à commencer justement par Le Média, fondé par des proches de Jean-Luc Mélenchon.

Le texte tente de définir ce qu'est une fausse information, une notion jugée subjective. Du coup les opposants au texte, syndicats de journalistes, partis d'opposition et spécialistes des réseaux sociaux dénoncent un projet de loi inefficace voire liberticide.

DROIT DE REPONSE (RT)

L’article La lutte contre les fausses informations parfait alibi d’une vérité officielle, revient sur l’accusation proférée en 2017 par M. Emmanuel Macron, à l’encontre de RT FRANCE, d’être "à la solde de Vladimir Poutine".

RT FRANCE conteste catégoriquement cette imputation de la part du chef de l’Etat, qu’elle considère comme attentatoire à sa probité et à celle de ses journalistes, dont elle rappelle qu’ils sont, en tant que professionnels, titulaires de cartes de presse françaises.

RT FRANCE revendique son statut d’organe de presse à part entière, une ligne éditoriale indépendante et entend rappeler à cet égard que sa chaîne de télévision bénéficie de toutes les autorisations requises pour émettre en France, RT FRANCE ayant notamment conclu avec le CSA une convention à cette fin.

Dans ces circonstances, RT FRANCE déplore que son image puisse être affectée et tient à réaffirmer que sa chaîne, son journal en ligne et ses journalistes n’ont d’autre vocation que d’informer le public de la manière la plus professionnelle, sérieuse et imparfaite qui soit.

DROIT DE REPONSE (Sputnik)

Votre article du 6 juin 2018, intitulé Fake news : un combat très personnel pour Emmanuel Macron comporte une inexactitude que je souhaite rectifier.

En effet, Sputnik n’a jamais diffusé une quelconque information relative à la détention par Emmanuel Macron de comptes bancaires aux Bahamas.

Concernant les autres rumeurs évoquées, Sputnik a donné la parole à Nicolas Dhuicq, alors député LR.

Annabel Roger (avec J.A.)