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Gérald Darmanin annonce avoir enclenché la fermeture de la mosquée de Beauvais

Gerald Darmanin sur BFMTV hier soir.

Gerald Darmanin sur BFMTV hier soir. - BFMTV

Selon la préfecture de l'Oise, certains prêches dans la mosquée de Beauvais "incitaient à la haine, à la violence et faisaient l'apologie du jihad".

Gérald Darmanin a annoncé mardi avoir "enclenché" la procédure de fermeture administrative de la Grande mosquée de Beauvais (Oise), pouvant aller jusqu'à six mois, en raison selon lui de la radicalité des prêches qui y sont donnés.

"Aujourd'hui nous avons enclenché la fermeture de la mosquée de Beauvais, (qui est) tout à fait inacceptable, qui combat les chrétiens, les homosexuels, les juifs", a déclaré le ministre de l'Intérieur sur Cnews.

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La préfecture de l'Oise a confirmé "envisager" de prendre une décision de fermeture de la Grande mosquée de Beauvais "pouvant aller jusqu'à six mois" sur la base de prêches "incitant à la haine", "à la violence" et "faisant l'apologie du jihad". 

"Dans le cadre de la procédure contradictoire, un courrier a été transmis en fin de semaine dernière notifiant la décision envisagée, nous sommes actuellement dans le délai de 10 jours accordé pour toutes observations", a détaillé la préfecture.

21 lieux de culte actuellement fermés

Selon le ministère de l'Intérieur, 2.623 mosquées et salles de prières sont établies sur le territoire national et parmi ces lieux de culte, "99 étaient soupçonnés de séparatisme". Tous ont "été contrôlés au cours de ces derniers mois".

"Pour 36 lieux de culte, les contrôles ont permis de démontrer que la loi de la République y était strictement respectée, par exemple à la suite d'un changement d'imam ou de gouvernance associative", a indiqué le ministère.

En outre, "21 lieux de culte sont actuellement fermés, du fait de prescriptions administratives, d'une décision judiciaire, d'une reprise de bail, de travaux ou d'une fermeture administrative", six "font l'objet d'une instruction qui permettra d'engager une fermeture, notamment sur la base de la loi séparatisme". 

La rédaction avec AFP