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Gilets jaunes samedi à Paris: Macron appelle au calme

Les "gilets jaunes" ont prévu de se mobiliser encore une fois ce samedi. 70 compagnies et escadrons de CRS et gendarmes mobiles seront mobilisés pour une rentrée sociale chargée dans la capitale. Emmanuel Macron a lui appelé au calme.

Une effervescence constatée sur les réseaux sociaux tout d'abord avec une participation virtuelle à cette nouvelle mobilisation des "gilets jaunes" largement en hausse: près de 15.000 internautes annoncent qu'ils vont défiler à Paris, 50.000 sont intéressés par l'événement. Une activité sur Internet que les services de renseignement de la préfecture de police de Paris n'avaient pas relevé depuis avril dernier.

Macron veut des manifestations "dans le calme"

Emmanuel Macron veut lui éviter le pire. Ce vendredi à la veille du rassemblement mais aussi de la journée du Patrimoine, il appelle "au calme".

"C'est bien que les gens s'expriment (...) il faut que cela puisse se faire dans le calme. J'appelle chacun à ce que cela puisse se faire en bonne intelligence, en concorde et dans le calme pour que nos plus jeunes et nos moins jeunes puissent visiter les bâtiments, en profiter" a expliqué le chef de l'État en marge d'une visite, en Seine-et-Marne, de la maison de la peintre Rosa Bonheur à l'occasion des Journées du patrimoine.

200 militants d'ultragauche attendus

Deux scénarios inquiètent les forces de l'ordre: plusieurs cortèges improvisés pourraient converger vers les Champs-Elysées ou bien ils pourraient se greffer aux manifestations officielles pour le climat ou contre la réforme des retraites.

Pour Linda Kebbab, déléguée syndicale SG Police FO, c'est surtout la mobilisation des "gilets jaunes" qui pose problème. "Pour le climat ça se passe toujours très bien. Mais il y a un appel avec une affiche très explicite d’une frange des 'gilets jaunes' qui veut une convergence avec les Blacks Blocks. L’affiche est claire avec une personne en capuche noire avec l’Arc de Triomphe en arrière-plan, donc on sait que c’est un appel à faire un 16 mars bis", explique la syndicaliste.

Les services de renseignement estiment que 200 militants d'ultragauche pourraient participer aux différentes mobilisations. Enfin, dernier sujet de préoccupation: plusieurs collectifs de "gilets jaunes" appellent à une nuit des barricades, samedi à 20h dans un lieu qui reste encore inconnu.

Marion Dubreuil (avec P.B.)