RMC

Grève mardi 18 octobre: de nombreux secteurs participeront à une mobilisation qui se veut "marquante"

Plusieurs syndicats appellent à une journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle mardi 18 octobre 2022. Des salariés de plusieurs secteurs différents comme le nucléaire ou l'éducation ont déjà dit qu'ils y participeraient. Dans une note, le renseignement territorial a dit craindre une "contagion" chez les dockers et les agents portuaires.

Une journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle aura lieu mardi 18 octobre 2022 pour "l'augmentation des salaires et la défense du droit de grève".

"C'est d'un côté des milliards de dividendes qui sont distribués tandis que de l'autre, ce sont des augmentations de salaire très poussives et encore inférieures à l'inflation", déplore Muriel Guilbert, de l'union syndicale Solidaires.

De plus, à la suite du mouvement de grève dans les raffineries, des réquisitions de personnels "essentiels" ont eu lieu. Une décision du gouvernement qui passe mal et qui a mis de l'huile sur le feu.

Un appel lancé par plusieurs syndicats

"Les salariés ont été assez choqués par le fait qu'on force des salariés à reprendre le travail et qu'on essaye de mettre fin à un mouvement de grève", affirme Patricia Drevon, de Force ouvrière.

L'appel est lancé par la CGT, FO, Solidaires, FSU et des mouvements de jeunesse mais des syndicats de l'éducation, des cheminots, du nucléaire, du transport routier de marchandises ou de la fonction publique ont déjà annoncé qu'ils prendraient part à ce mouvement, alors la grève devrait être massive.

"La journée du 18 va être marquante. Ça ne va pas être une journée invisible, on verra ce qu'il se passe quand il y a beaucoup de monde qui arrête de travailler", selon Simon Duteil, de l'union syndicale Solidaires.

Le renseignement territorial craint une "contagion"

Pour autant, d'après Sylvain Boulouque, historien et spécialiste des mouvements sociaux, la grève n'est pas générale.

"Chaque grève est encore sectorielle, on n'est pas dans un phénomène d'extension de la grève, c'est aussi ce que veut éviter le gouvernement en demandant à Total de négocier immédiatement, pour ne pas se retrouver avec une multitude de grève au même moment", explique-t-il.

Dans une note, le renseignement territorial dit craindre une "contagion" chez les dockers, les agents portuaires, ou encore les employés du secteur automobile.

Romain Poisot