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Hollande : « J'ai entendu votre volonté de changement »

François Hollande

François Hollande - -

31 ans après la victoire de François Mitterrand en 1981, c'est de nouveau Place de la Bastille que le peuple de Gauche s'est réuni hier soir, bien avant 20h, pour fêter la victoire du parti socialiste. François Hollande s'y est exprimé vers 00h30.

François Hollande, est le deuxième candidat de gauche à être élu sous la 5eme république. Pour fêter cette victoire, partisans et militants s’étaient réunis Place de la Bastille. Le candidat victorieux y a été accueilli par des cris de joies vers 00h20 par une foule compacte. « Vous êtes une foule immense ! », a-t-il commencé, rayonnant. « Merci, peuple de France ici rassemblé ! », « Je vous ai entendus. J'ai entendu votre volonté de changement ! », a poursuivi, sous les vivats, celui qui se décrit comme « le président de la jeunesse de France ».
Devant une mer de drapeaux français mais également des drapeaux du monde entier, François Hollande a entonné la Marseillaise. Il a longuement étreint Lionel Jospin, salué Mazarine Pingeot, la fille de François Mitterrand, et fait la bise à son ex-compagne Ségolène Royal. La candidate malheureuse de 2007 s'était aussi taillé un bon succès d'estime à l'applaudimètre, déclenchant quelques « Ségolène présidente ».

« On en pouvait plus et là ça y est, enfin ! »

Dans la foule dimanche soir à Bastille, il y avait beaucoup de jeunes. Bouteilles de champagne à la main, ils ont fait la fête une bonne partie de la nuit, à l’image de Julien qui se dit soulagé d’avoir un président socialiste : « Nous on a dix-huit ans, on a toujours vécu sous la droite. On a besoin de changement. On en pouvait plus et là ça y est, enfin ! ». A ses côtés, Christophe qui tient plus ou moins le même discours que son ami : « 18 ans de droite, on en peut plus, on en a marre. On est là pour fêter la victoire. Et on le racontera à nos enfants, le 6 mai 2012, on était là. En 1981, il y en a qui pleurait devant leur télé. Hé bien nous on est là, le 6 mai 2012 et on pleure dans la rue tellement on est content ».

La Rédaction avec Celine Martelet