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La fessée est-elle une "faute professionnelle"?

Dans une crèche de Villeneuve-d’Ascq, une auxiliaire a été licenciée après avoir donné une fessée à un enfant de moins de 3 ans. Les Prud’hommes ont requalifié son licenciement "pour cause réelle et sérieuse" et non "pour faute grave". La direction de la crèche est furieuse.

L'affaire remonte à janvier 2014. Une crèche de Villeneuve-d’Ascq, près de Lille, décide de mettre à pied une auxiliaire de puériculture: elle vient de donner une fessée à un enfant de moins de trois ans. 

Si les parents de l'enfant n'ont pas porté plainte, la direction des "Souriceaux" licencie quelques mois plus tard l'employée pour "faute grave". Pourtant, plus de 4 ans après l'affaire rebondit: en décembre 2017, les Prud’hommes requalifient le licenciement "pour cause réelle et sérieuse" et non "pour faute grave".

La direction de la crèche, furieuse, fait appel: "Nous voulons combattre sur le fond de l’affaire: il est interdit de frapper un enfant au sein d’une crèche", explique son directeur, Jérôme Dumortier, à nos confrères de la Voix du Nord. 

Fin mai, la crèche associative a lancé une pétition "Non à la fessée en crèche, que justice soit faite" qui a récolté plus de 1.000 signatures. Aujourd'hui, il n’existe aucune loi qui interdise le recours à la fessée dans les établissements accueillant des enfants.

Charles Magnien & X.A