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"La prochaine fois, on va vraiment y rester", s'inquiète un des CRS blessés le 1er mai

Stéphane Trigallez, CRS membre du syndicat Unité SGP Police FO, a été légèrement brûlé à la jambe pendant la manifestation du 1er mai ce lundi. Il dénonce l'impunité des auteurs des violences.

Stéphane Trigallez fait partie des six CRS qui ont été blessés lundi lors du défilé de la Fête du travail à Paris. Ce CRS, membre du syndicat Unité SGP Police FO, s'est exprimé au micro de RMC alors qu'un de ses collègues est toujours hospitalisé.

"On se dit qu'en fait, ils veulent notre peau. Ils nous disent 'on va vous brûler', 'on va vous tuer'. Vous avez votre collègue à côté de vous qui tombe à terre en flammes; Là on se dit que c'est plus que chaud. Le plus dur, c'est après. Quand on est entre nous, on se dit qu'on est passé tout près de la catastrophe. La prochaine fois, on va vraiment y rester", craint-il.

"Une garde à vue après tout ce qu'il s'est passé, c'est zéro"

Après les échauffourées, il n'y a eu que 6 interpellations et une seule garde à vue. Ce que déplore ce CRS: " C'est inadmissible qu'il y ait si peu de gardes à vue et si peu d'interpellations. Surtout qu'à un moment, ils avaient été encagés dans un coin, il n'y avait plus qu'à les ramasser. Une garde à vue après tout ce qu'il s'est passé, c'est zéro".

Un avis partagé par Grégory Joron est secrétaire national SGP Police CRS: "Le coup de filet me parait assez maigre et assez inexplicable. Nous on avait un effectif de 2.000 policiers, des violences extrêmement graves, sans résultat probant au niveau des interpellations. Même si ça ne doit pas être le but premier du maintien de l'ordre, ça fait partie aussi des objectifs à atteindre. 6 interpellations et une garde à vue, je me demande quel message on envoie à la population et aux gens qui s'en prennent à la police".

P.B. avec Marion Dubreuil