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Le PS cherche sa place dans la contestation sociale: "C’est important de réinvestir la rue"

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Réunis en congrès depuis samedi, le PS cherche toujours sa place dans le mouvement social. Entre retrait et envie de descendre dans la rue, les socialistes sont partagés

Environ 1 millier de socialistes sont réunis depuis hier à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis pour leur congrès "de la renaissance". Dans le conflit qui oppose les cheminots au gouvernement, le PS semble absent. Le 22 mars, lorsque Olivier Faure le nouveau patron du PS a voulu manifester à leurs côtés, il a dû être exfiltré sous les huées de la foule. Le PS est toujours à la recherche d'une place dans la contestation.

Soutenir les fonctionnaires, cheminots, retraités, sans donner le sentiment de récupérer politiquement leurs colères, c’est le défi des socialistes, descendre dans la rue même s’ils ne sont pas les bienvenus, démange les militants comme Emma: "C’est important de réinvestir la rue. On n’y est pas bien accueilli mais on ne doit pas abandonner. On défend clairement le service public et la SNCF en particulier. On a notre place dans la rue. Il va peut-être falloir du temps pour s’y faire accepter, mais c’est notre devoir d’y aller".

"Un parti à vocation gouvernementale"

Opposant oui mais surtout pas parmi les autres opposants de gauche. Le PS a encore une place à part, assure de l’ex-ministre Stéphane Le Foll: "On m’a demandé pourquoi nous n’y étions pas avec les autres, mais c’est parce que ce n’est pas le rôle du Parti socialiste. Le parti doit avoir un rôle de préparation de l’alternance. C’est un parti à vocation gouvernementale".

Se faire accepter par un électorat populaire que le Ps a si souvent oublié, c’est la mission que certains diront impossible, d’Olivier Faure et de ses camarades.

Annabel Roger (avec G.D.)