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Les pompiers dénoncent les violences à leur encontre: "La situation est insupportable"

Le contrôleur général Marc Vermeulen, porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF), était l’invité de Bourdin direct ce mardi matin sur RMC. Il dénonce le climat de violence que certains collègues rencontrent.

"La situation est insupportable". Les mots de Marc Vermeulen sont clairs, et les pompiers ne comprennent, comme beaucoup d'autres personnes, pas pourquoi ils peuvent être la cible de violences alors qu'ils ne sont là que pour sauver la population.

Leurs missions de secours sont parfois entravées et ils n'ont plus l'intention de passer cela sous silence. Par exemple, les marins-pompiers de Marseille, dont des engins ont été "pris à partie" dans "l'excitation générale" qui a suivi la victoire de l'Algérie en demi-finale de la CAN, ont appellé lundi à "une prise de conscience" pour éviter tout "drame humain".

"Le niveau de violence ne diminue pas"

Le contrôleur général Marc Vermeulen, porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF), confirme sur RMC que même une "ambulance avec une victime dedans a été secouée", une situation d'inconscience qu'il dénonce.

"C’est insupportable. C’est de l’inconscience. (...) Malheureusement, à certaines dates, que ce soit au Nouvel-An ou au 14-Juillet, c’est devenu une habitude. Fort heureusement on s’adapte il y a une bonne coordination avec les forces de l’ordre. Mais le niveau de violence ne diminue pas. Il y a des caillassages, des tirs de mortiers à l’encontre de sapeurs-pompiers. Il ne faut pas oublier que l’on vient pour porter secours."

Mais en parallèle de ça Marc Vermeulen dénonce également les "agressions du quotidien" qui compliquent la tâche des sauveteurs.

"Il faut une prise de conscience. Les pompiers vont partout, mais il faut que ce soit dans de bonnes conditions et en sécurité. La troupe ne comprend pas qu’elle puisse être agressée. Il y a une vigilance et une inquiétude chez un certains nombre d’équipages, et ce n’est pas normal."
James Abbott