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Macron sur les aides sociales qui coûtent "un pognon de dingue": "Les pauvres font tâche dans son pays"

Dans une vidéo postée mardi soir sur Twitter, Emmanuel Macron donne son sentiment sur les aides sociales. Il a notamment regretté qu'on mette "un pognon de dingue dans les minima sociaux".

Emmanuel Macron a annoncé mercredi une "révolution" de la protection sociale lors d'un discours devant le 42e congrès de la Mutualité française à Montpellier. Mais ce sont surtout ses propos, dans une vidéo postée mardi très tard sur Twitter par la communicante d'Emmanuel Macron, qui continuent de faire polémique.

Dans cette vidéo il a d'abord regretté "qu'on mette un pognon de dingue dans les minima sociaux" et que "les gens qui naissent pauvres restent pauvres". "Il faut prévenir la pauvreté et responsabiliser les gens pour qu'ils sortent de la pauvreté", explique-t-il aussi. Devant le Congrès de la Mutualité, le chef de l'Etat a poursuivi : "La solution n'est pas de dépenser toujours plus d'argent".

Certains à gauche comme à droite dénoncent un "mépris de classe". RMC a rencontré Jean-Michel, qui touche la prime d'activité. Depuis 3 ans, ce standardiste touche en moyenne 100 à 150 euros de prime d'activité: "J'ai eu des soucis qui m'ont éloigné du travail pendant une période donc ça m'a vraiment aidé, c'était ma bouée de secours".

"Macron est dans son monde et il déteste les pauvres"

Mais il ne se sent pas assisté pour autant: "Je me suis débrouillé tout seul. Je suis allé voir un copain qui m'a dépanné de 20 balles. Et encore j'estime qu'avec 1.300 euros je fais partie de la crème. Il y a des gens qui gagnent moins que moi, je me demande comment ils font. Ce sont ces gens-là qui prennent tous les jours en pleine gueule le mépris de cette présidence".

Jean-Michel serre les dents, en colère. Il considère qu'Emmanuel Macron est totalement déconnecté de la réalité: "Macron est dans son monde à lui et il déteste les pauvres. Les pauvres font tâche dans son pays. Moi je suis un rien et je me sens méprisé tous les jours". Aujourd'hui, près de 3 millions de foyers touchent la prime d'activité.

Marie Monier (avec P.B.)