RMC

Notre-Dame-des-Landes: jusqu'à 2.500 militaires et gendarmes pour évacuer la ZAD

Selon des informations RMC, le gouvernement est prêt à évacuer la ZAD ("zone d'aménagement différé") de Notre-Dame-des-Landes. Jusqu’à 2.500 militaires et gendarmes pourraient être mobilisés.

Edouard Philippe entame ce vendredi un ultime et vaste tour de table pour échanger avec les élus locaux concernés par le très controversé projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, avant que l'exécutif ne tranche définitivement d'ici à la fin du mois.

Selon nos informations, le gouvernement est prêt à évacuer la ZAD de Notre-Dame-des-Landes que l'aéroport se fasse ou pas. Paysans et zadistes installés pourraient rester mais ceux qui refusent tout accord seront délogés.

Le plan d'évacuation pourrait mobiliser jusqu'à 2.500 militaires et gendarmes. Selon nos informations, des repérages sur le terrain ont déjà été réalisés à l’aide de drones. Des drones qui devraient ensuite être utilisés par les forces de l’ordre au cours de leur intervention pour pouvoir repérer les mouvements des personnes qui doivent être évacuées.

Négociations en coulisses avec paysans et zadistes

Pour les autres occupants, des négociations ont lieu depuis quelques semaines en coulisses. Les paysans qui ont toujours refusé de quitter leurs terres sur la zone de Notre-Dame-des-Landes pourraient rester sur place, tout comme les zadistes qui se sont installés il y a quelques années et qui ont déclaré une activité d’agriculteur.

Un système de gestion des terres similaires à ce qui a été mis en place dans le Larzac pourrait être mis en place sur le site de Notre-Dame-des-Landes.

Située à 25 km au nord-ouest de Nantes, cette ZAD - "zone d'aménagement différé" pour les autorités, "zone à défendre" pour ses occupants qui souhaitent la protéger - s'étend sur 1.650 hectares. Actuellement, environ 150 personnes y vivent en permanence et 200 personnes la fréquentent régulièrement, selon une source policière.

Stéphanie Collié (avec P.B.)