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"Oh mon Dieu": la réaction spontanée du prochain archevêque de Paris à l'annonce de sa nomination

Le prochain archevêque de Paris est connu. Ce sera Laurent Ulrich, archevêque de Lille depuis 14 ans. Nommé par le pape, il ne pourra rester à son poste que quatre ans et demi. Un mandat court et un objectif, apaiser le plus grand diocèse de France.

Laurent Ulrich a été nommé mardi par le pape Archevêque de Paris. Lorsqu’il a appris la nouvelle, il s’est exclamé: “Oh mon Dieu”. Il a lui-même raconté cette anecdote mardi à la télévision KTO. "Le nonce m’a annoncé que le pape allait me nommer. J’ai répondu ‘Oh mon Dieu’, parce que j'étais surpris et décontenancé. J’ai dû intérieurement batailler, je n'étais pas consentant", explique-t-il.

On a déjà vu des réactions plus enthousiastes à l’annonce d’une promotion. Laurent Ulrich était depuis 14 ans l'archevêque de Lille. Il n’est pas connu pour son charisme. Un dominicain lillois, interrogé par Famille Chrétienne, le présente comme quelqu’un de discret et de lent, “un véritable diesel”, abonde-t-il.

C’est un Dijonnais d’origine, sixième enfant d’une famille de sept. Devenu prêtre à Dijon après des études de théologie et de philosophie, il a ensuite été nommé évêque à Chambéry, puis à Lille. Il est âgé de 70 ans, ce qui veut dire qu’il ne restera pas en poste plus de quatre ans et demi, puisqu’il y a dans ce boulot, une limite d'âge fixée à 75 ans.

Sa priorité, le chantier de reconstruction de Notre-Dame

Il est nommé pour apaiser le diocèse de Paris. En effet, ce diocèse, le plus grand de France, vient de traverser une crise. Michel Aupetit, le précédent archevêque, a démissionné en décembre dernier. Il s’est dit victime d’une cabale, accusé d’entretenir une relation sentimentale avec une femme. On lui reprochait aussi sa gestion autoritaire des 500 prêtres parisiens.

Laurent Ulrich va tenter de ramener le calme. C’est un homme qui est proche des idées du pape. Progressiste, avec une fibre sociale, sensible à la cause des migrants. Autrement dit, c'est un évêque de gauche qui arrive à Paris. Mettant fin à une longue série de prélats plus conservateurs qui s'étaient tous inscrits dans la ligne de Jean-Marie Lustiger, archevêque pendant près de 25 ans jusqu’en 2005. 

Laurent Ulrich a précisé qu’une de ses priorités serait de suivre le chantier de la reconstruction de Notre-Dame. Il aura sans doute l’honneur de célébrer la première messe dans la cathédrale reconstruite.

Nicolas Poincaré