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Prêtre tué dans l'Oise: ce que l'on sait du suspect de 19 ans

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Selon le parquet de Beauvais, l'attitude du suspect laisse "supposer d'importants problèmes mentaux".

Il a d'abord été arrêté pour "conduite sans permis" et "rebellion". Le jeune homme soupçonné du meurtre d'un prêtre retrouvé mort lundi à son domicile d'une commune de l'Oise a été hospitalisé "sous contrainte" mardi, son attitude laissant "supposer d'importants problèmes mentaux".

C'est quand le père du jeune homme est informé par les autorités que son fils conduisait la voiture du prêtre qu'il décide se rendre au domicile du nonagénaire. 

En arrivant chez le prêtre, à Ronquerolles, un hameau de la commune d'Agnetz, dans l'Oise, le père du suspect de 19 ans découvre à travers la fenêtre le corps sans vie du prêtre Roger Matassol. Il prévient aussitôt les gendarmes. 

"Importants problèmes mentaux"

Une enquête de flagrance pour homicide volontaire a été ouverte, et dans ce cadre la brigade de recherches de Clermont et de la section de recherches d'Amiens ont repris à leur compte la garde à vue du jeune homme. Mais "ils ne sont toutefois pas parvenus à entendre le mis en cause dont l'attitude laissait supposer d'importants problèmes mentaux", a précisé le procureur de Beauvais Florent Boura. "Un examen psychiatrique a effectivement conduit à devoir lever la garde à vue de l'intéressé dans la nuit vers 1h pour procéder à son hospitalisation sous contrainte".

L'autopsie réalisé mardi a conclu "à un décès par asphyxie et à la présence de traces de coups portés à l'abdomen, au crâne et au visage", a fait savoir le procureur. Des examens complémentaires doivent encore être menés pour préciser les causes du décès.

L'enquête se poursuit également pour déterminer "l'éventuelle responsabilité du suspect", a souligné Florent Boura.

"Comportements inappropriés sur mineur"

Dans la matinée mardi, Mgr Jacques Benoît-Gonnin, évêque de Beauvais, Noyon et Senlis, avait adressé un communiqué à la suite de la mort du père Matassoli. "Nous pensons à sa famille et prions pour lui", avait-il affirmé.

Dans la soirée, il a publié un nouveau communiqué, après que la presse locale eut "fait écho d'une plainte à l'encontre de l'abbé Roger Matassoli pour des comportements inappropriés sur mineur, commis il y a plusieurs dizaines d'années": 

"Depuis 2009, l'abbé Matassoli n'a plus de charges paroissiales. Ayant entendu une victime, j'ai pris à l'encontre du P. Matassoli, des mesures l'éloignant de l'exercice public du ministère", a-t-il ajouté. "Après le dépôt d'une plainte au civil, émanant d'une nouvelle victime, une procédure canonique a été engagée qui a permis d'entendre les victimes connues. Le P. Matassoli a été alors interdit de tout ministère, même privé", a-t-il poursuivi, en "demandant pardon" aux "victimes".
La rédaction de RMC (avec AFP)