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Reconfinement: "Il y avait plein d'autres choses à faire", selon François Ruffin

Sur RMC ce jeudi matin, le député La France insoumise du Nord a estimé que les mesures annoncées par Emmanuel Macron auraient pu être différentes.

Confinement, acte II. Le président de la République a annoncé mercredi dans une allocution télévisée que les Français allaient devoir se reconfiner à partir de vendredi pour enrayer l'épidémie de Covid-19 qui touche le monde entier. 

Invité de RMC ce jeudi matin, le député La France insoumise du Nord, François Ruffin estime qu'il fallait faire les choses différemment, notamment en écoutant plus sérieusement le conseil scientifique qui prévenait dès septembre que des difficiles difficiles allaient devoir être prises.

"La première chose ça aurait été d'écouter son conseil scientifique"

"Oui je pense qu'il y avait plein d'autres choses à faire. Quand on en arrive à dire que nous sommes surpris par cette 2e vague, c'est un gag. La première chose ça aurait été d'écouter son conseil scientifique, puisqu'il n'a cessé de lui répéter qu'il y avait un risque.
A la mi-septembre le conseil scientifique disait que des décisions difficiles allaient devoir être prises. Le lendemain le Premier ministre nous dit qu'il faut se laver les mains. La semaine dernière il nous dit que le meilleur moyen de soulager l'hôpital est de ne pas tomber malade. Macron en juillet disait que nous sommes prêts pour la 2nde vague. Véran la semaine dernière nous disait que la digue était solide. C'est pas rassurer, c'est une forme d'arrogance."

François Ruffin regrette qu'on utilise pas le potentiel humain du monde médical.

"Appel à toutes les infirmières, un tiers d'entres elles quittent le métier après cinq ans car elles sont crevées. Ca veut dire qu'on a une manne de personnes formées à ce métier potentiellement disponible. Je n'ai pas entendu d'appel à cette main-d'oeuvre. Les intérimaires n'ont pas eu de prime covid. Ils devaient l'avoir puis ils n'ont pas eu. Ca créé du dégout. Est-ce qu'ils vont y retourner là?", demande-t-il rhétoriquement.

Il estime également qu'il faut regarder, "pas copier", ce qui se fait en Chine pour éradiquer le virus.

J.A.