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"Apprendre à vivre avec le virus": Edouard Philippe dresse les contours de la France d'après-confinement

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Le Premier ministre s'est exprimé ce dimanche, une "conférence de presse" durant laquelle il a esquissé les grandes lignes du plan de déconfinement de cette crise du coronavirus.

"Nous allons devoir apprendre à vivre avec le virus". Le Premier ministre Edouard Philippe a expliqué à quoi ressemblerait la France d'après confinement lors d'un point sur la gestion de la crise du coronavirus dimanche soir.

Pour la deuxième fois depuis le début de l'épidémie de coronavirus, le Premier ministre et Olivier Véran, le ministre des Solidarités et de la Santé, ont fait un point complet sur la gestion de la crise. Sans dévoiler les détails du plan de déconfinement, qui sera présenté dans les 15 prochains jours par le gouvernement.

Reprise immédiate de visites très encadrées dans les Ehpad

Parmi les annonces, la plus concrète : la reprise des visites dans les Ehpad à partir de ce lundi. Et puis des tests massifs, objectif 500.000 par semaine, ainsi qu'une "probable" obligation du port du masque dans les transports publics à partir du 11 mai.

L'épidémie poursuit son ralentissement en France, avec 395 décès supplémentaires en 24 heures (19.718 au total) mais un nombre de patients hospitalisés et en réanimation en reflux.

Masques probablement obligatoires dans les transports publics

Edouard Philippe a donc esquissé les contours de l'après 11 mai. A partir de cette date, il faudra garder quelques habitudes du déconfinement. Se laver les mains régulièrement, éternuer dans son coude... Les fameux gestes barrières.

Pas question de prévoir de vacances à l'étranger ou des grands mariages, pas question non plus de se rendre sur son lieu de travail trop rapidement. Il faudra donc privilégier le télétravail.

Vraisemblablement pas de vaccin avant 2021

Dans les transports en commun, le port d'un masque pourrait être obligatoire. Des masques "grand public", lavables et réutilisables 20 à 30 fois. 17 millions de masques de ce type seront bientôt fabriqués en France chaque semaine.

Enfin, sans vaccin ni traitement efficace, le gouvernement envisage de dépister les personnes qui ont des symptômes et celles qui ont été en contact avec un malade... objectif : 500 000 tests par semaine, à partir du 11 mai.

Paul Barcelonne (avec J.A.)