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Ayden, atteinte d'un AVC juste après sa naissance: "Je croyais que c'était réservé aux seniors"

Chaque année, 150.000 Français sont victimes d'un AVC selon une étude Ipsos  (photo d'illustration)

Chaque année, 150.000 Français sont victimes d'un AVC selon une étude Ipsos (photo d'illustration) - AFP

Chaque année, 150.000 Français sont victimes d'un AVC selon une étude Ipsos publiée ce samedi dans Libération et à laquelle RMC est partenaire. Mais il existe une forme méconnue d'AVC, celui de l'enfant. Entre 500 et 1.000 enfants par an sont touchés. C'est le cas d'Ayden, six ans, atteinte d'un AVC quelques heures après sa naissance.

Une étude Ipsos pour Libération publiée ce samedi révèle que le niveau d'information des Français est assez faible concernant l'AVC. Par exemple, seulement six Français sur dix savent que le sigle AVC signifie Accident Vasculaire Cérébral. Mais ce que met en avant aussi cette étude, c'est une forme méconnue d'AVC, celui de l'enfant. Il est rare mais il existe: il touche entre 500 et 1.000 enfants par an et peut causer de graves séquelles s'il n'est pas pris en charge assez vite.

C'est arrivé à Ayden, aujourd'hui âgée de six ans, qui, quelques heures après sa naissance, a été prise de convulsions. Aussitôt, une IRM est pratiquée et le diagnostic est incontestable: c'est un AVC. Pour Viviane, sa mère, c'est le choc: "J'ai hurlé dans la maternité. D'autant plus que je croyais que c'était réservé aux seniors"

Des signes avant-coureurs

Après un traitement et de la rééducation, Ayden n'a quasiment pas de séquelle. Pour Viviane, c'est grâce à la rapidité de la prise en charge de sa fille. "Dans notre malheur, ma fille a eu la chance de faire des crises d'épilepsie, confie-t-elle. C'est ça qui a alerté les médecins sinon elle aurait perdu du temps de rééducation. Car on se serait aperçu, mais à la longue, qu'elle utilisait moins un côté ou qu'elle était plus faible de l'autre."

Pour le Dr Wehbi, neuro-pédiatre à l'Hôpital de Versailles, certains signes doivent alerter chez l'enfant: "Il va être paralysé d'un membre. Ou un trouble de l'équilibre peut apparaître brusquement. Ou encore une perte de vision. Cela peut aussi être des maux de têtes instantanés ou encore des vomissements. Dans ces cas-là, il faut vraiment pouvoir consulter dans les quatre heures." A noter que, selon le neurologue, les séquelles d'un AVC sont souvent moins graves que chez l'adulte, car le cerveau de l'enfant s'adapte plus facilement.

M.R avec Cécile Costes