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Ca fait huit mois que je n'ai plus de smartphone et j'ai l'impression de respirer

De plus en plus de Français se rendent compte de leur dépendance au téléphone portable. Mais plus Jérôme, un auditeur de RMC, qui est revenu aux basiques: un téléphone... pour téléphoner.

Des chiffre à laisser sans voix. Si les trois quarts des Français (77%) détiennent un smartphone, d'après les derniers chiffres du cabinet Deloitte en 2017, 81% d'entre eux ne peuvent pas s'en passer lors des repas en famille ou avec des amis. 

Mieux: selon l'Observatoire des pratiques numériques des Français de l'opérateur Bouygues Télécom, en moyenne, les Français se connectent 1h30 par jour à leur smartphone et les moins de 25 ans plus de 3h.

Plus improbable encore: selon une enquête CSA, 65% des Français sont prêts à se priver de sport pour privilégier leur smartphone, 61% à se priver de café et 41% à se priver de sexe. 

"J'ai investi dans un téléphone qui ne sert qu'à dire allô"

Pourtant, ce n'est pas à l'objet lui-même que certains vouent un culte, mais bien aux applications qui y sont installées. Réseaux sociaux, GPS, jeux: ce sont ces petites programmes qui nous rendent accros, comme le confirme le psychanalyste Michaël Stora, spécialiste de la déconnexion: "Pour certains, le smartphone est une sorte d'antidépresseur interactif qui va leur permettre d'aller beaucoup mieux". 

Autant de raisons qui ont poussé Jérôme, un auditeur de RMC, dans les Pyrénées-Orientales a tout arrêter. Ou presque:

"J'ai dit stop. J'avais un iPhone, il est tombé en panne et j'en avais marre de toutes ses applications, ce temps passé sur le téléphone. J'ai investi dans un petit téléphone qui ne sert qu'à dire allô et répondre au téléphone. J'ai encore les SMS, mais ils sont très embêtants à taper. Je préfère parler aux gens. J'ai lâché Facebook, toutes ses choses-là, mais j'ai dit stop au téléphone. Ca fait huit mois et j'ai l'impression de plus respirer".
Jean-Jacques Bourdin et X.A