RMC

"Ça permet de liquider les stocks": face aux fermetures forcées, les restaurateurs optent pour la vente à emporter

-

- - -

La décision a donc été prise samedi soir: la fermeture des cafés, restaurants, discothèques. A l'image de nos voisins européens, la France a baissé le rideau d'une grande majorité de ses commerces.

Pour l'instant, le décret publié ce dimanche indique qu'il est interdit de recevoir du public dans ces établissements jusqu'au 15 avril. Seuls les magasins alimentaires, pharmacies, banques, bureaux de tabac et stations-essence resteront ouverts. Tout comme les services publics.

Les restaurateurs accusent le coup, et tentent pour le moment de limiter la casse avec la vente à emporter et la livraison. Bien sûr les portes du restaurant d'Alain sont fermées, mais il a ouvert deux portes vitrées, par assurer la vente à emporter: "Si vous voulez 4 blanquettes, vous allez chercher un plat à la maison et je vous mets 4 blanquettes".

C'est encore autorisé, et c'est la seule solution qu'il reste à Alain pour sauver les meubles: "Ça permet de liquider les stocks parce que sinon soit on donne au personnel, soit on jette. Ça représente entre 2.000 et 3.000 euros de produits qu’il faut passer autrement, ce sera jeté".

"J’appelle les bailleurs à être solidaires avec leurs locataires"

Et cet après-midi, Alain va réunir ses 28 salariés. Pour l'instant, il est sur d'en mettre une dizaine au chômage partiel. L'état s'est engagé à le prendre en charge à 100%. C'est sur cette solidarité que compte Laurent Frechet, il possède plusieurs restaurant à Paris

"On apprend à vivre avec la boule au ventre mais à un moment donné, on croit dans les promesses fortes données par le gouvernement. J’appelle vraiment les bailleurs à être solidaires avec leurs locataires".

Il souhaiterait que les bailleurs suppriment un mois de loyer. Des loyers qui représente 10% du chiffre d'affaire de ces restaurants.

Thomas Chupin (avec C.P.)