RMC

Ce que l'on sait des cas de jeunes atteints de syndromes proches de la maladie de Kawasaki

RMC
L'annonce du décès à Marseille d'un enfant de 9 ans ne rassure pas les parents inquiets. C'est le premier cas dans l'Hexagone à succomber à cette forme proche de la maladie de Kawasaki.

Pour la première fois en France, un enfant atteint d'une maladie inflammatoire, proche de la maladie de Kawasaki et sans doute liée au Covid-19, est mort la semaine dernière le 8 mai. Les tests sérologiques effectués montrent que l'enfant avait bien contracté le virus sans développer de symptômes, jusqu'à un malaise chez lui, qui l'a conduit en réanimation pédiatrique.

Hospitalisé durant 7 jours à l'hôpital de la Timone à Marseille, le jeune patient de 9 ans est décédé de lésions cérébrales après un arrêt cardiaque. Ce syndrome reste rare, 230 cas ont été recensés en Europe, 135 en France.

Le ministère de la santé parle de "pseudo-Kawasaki" car les cas touchés sont plus âgés que d'habitude

A ce stade, ce syndrome qui touche les enfants depuis plusieurs semaines est un mystère sur lequel l'OMS se penche, car proche de la maladie de Kawasaki. Certaines particularités en font une nouvelle maladie pédiatrique à part entière.

Le caractère inflammatoire et les atteintes cardiaques sont beaucoup plus marquées dans les cas découverts ces dernières semaines. Contrairement à la maladie de Kawasaki, qui touche essentiellement des enfants de moins de 2 ans, ici, les patients diagnostiqués sont souvent plus âgés voir même adolescents. 

Pour les spécialistes, le lien avec le coronavirus ne fait pas de doute

C'est pour cela que le ministère de la santé parle de "pseudo-Kawasaki". Les symptômes eux, sont justement, un mélange de ceux de la maladie de Kawasaki (forte fièvre, douleurs abdominales, langue qui rougit et éruption cutanée) et ceux d'un choc toxique.

Pour les spécialistes, le lien entre le coronavirus et cette nouvelle maladie pédiatrique, ne fait pas de doute. La majorité des cas testés pour le Covid-19 sont positifs, et développent des symptômes en moyenne 4 semaines après la contamination. La courbe des cas recensés suit la même évolution que courbe épidémique du Covid-19 en France et continue aujourd'hui de baisser.

Capucine Bouillot (avec J.A.)