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"Certains ne respectent pas le confinement", un pompier alerte sur les quartiers sensibles

Dans RMC Mobilisation Générale ce mercredi, un pompier anonyme de l'Essonne affirme que le confinement n'est pas respecté par "certaines personnes" dans les quartiers populaires et sensibles. Il assure cependant ne pas être étonné par leur comportement.

Les mesures de confinement pour la lutte contre le Covid-19 posent problème dans certains quartiers. Mercredi soir sur l'antenne de RMC, un pompier adjudant-chef dans l'Essonne a pris la parole pour dénoncer une situation problématique avec "certaines personnes" qui continuent de sortir au mépris des conditions prévues par l'attestation dérogatoire. "De manière générale, il faut quand même signaler que le confinement est respecté", précise d'abord ce témoin qui a souhaité garder l'anonymat pour des raisons de sécurité.

"Effectivement, on constate que certaines personnes ne le respectent pas. Mais on n'est pas forcément étonnés. Comment peut-on demander à des personnes qui ne respectent rien tout au long de l'année de respecter le confinement?", s'interroge-t-il.

"Ce qu'on vit tout au long de l'année"

Ce constat a pu être fait après les tout premiers jours du confinement, une fois que la majeure partie de la population ait "pris la mesure du problème et de la crise". D'après le pompier, les personnes aujourd'hui en cause sont notamment celles "qui ont un commerce pas forcément officiel". Et, selon lui et des échos qu'il a pu obtenir auprès de la police, l'amende de 135 euros (375 en cas de majoration) n'a aucun effet: "Comment verbaliser une personne qui n'est pas solvable?"

"La crise actuelle permet à tout le monde de savoir ce qu'on vit. (...) Ils nous font subir pas mal de méfaits tout au long de l'année", ajoute le pompier qui, malgré tout, tente de se faire "l'avocat du diable" pour tenter de comprendre ces comportements illicites. "Je veux bien entendre que ces personnes sont dans des barres d'immeuble, à douze dans des F2. J'ai des amis dans le sud de la France, pas loin des forêts, qui se promènent et ne voient jamais personne... Il y a une certaine problématique. Ils ont effectivement besoin de sortir comme tout le monde. Mais ces personnes ne respectent rien".

Le confinement en France est en vigueur jusqu'au 15 avril "au moins", comme l'a annoncé Édouard Philippe le 27 mars. "Cette période pourra être prolongée si la situation sanitaire l'exige", avait ajouté le Premier ministre, qui a aussi fait savoir mercredi que le "déconfinement" ne se ferait probablement pas de façon "générale et absolue en une fois, partout et pour tout le monde".

Julien Absalon