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Chômage: la galère et le pessimisme des saisonniers

Les saisonniers sont touchés de plein fouet par la crise du coronavirus et attendent avec impatience un semblant de retour à la normale.

Le nombre de chômeurs a explosé au mois de mars en France avec +7.1%. Cela représente plus de 246.000 demandeurs d'emploi supplémentaires. C'est "la hausse mensuelle la plus forte observée", selon le service statistiques du ministère du Travail qui a publié ces chiffres.

Le nombre de demandeurs d'emplois pour fins de mission d'intérim et fins de contrats courts sont en hausse, explique Pole Emploi. Et parmi eux les saisonniers sont forcément très impactés par la crise et par les mesures drastiques en vigueur depuis le début du confinement.

"On s'est mis au chômage comme à peu près tout le monde dans ce secteur"

A Souston dans les Landes, en 42 jours de confinement, Manon et Maxime, ont eu le temps de bien s’installer sur une aire de camping-car. Saisonnier, Maxime a donc passé ce mois et demi dans un environnement minimaliste. Il était à la montagne pour la saison d’hiver, et a dû quitter les stations de ski en urgence pour le Sud Ouest.

"Comme tout le monde on a été pris au dépourvu. On s'est mis au chômage comme à peu près tout le monde dans ce secteur. On attend avec pessimisme le retour d'une saison."

Se tourner vers l'agriculture qui a des besoins?

Maxime travaille dans la restauration normalement, et comme une quinzaine de saisonniers autour de lui, il a assez peu d’espoir de sortir du chômage rapidement.

"Personnellement je n'ai pas encore osé appeler mes deux employeurs. D'habitude on est 17, est-ce qu'ils vont vraiment ré-embaucher 17 personnes?"

Même constat pour son amie Manon.

"Je travaillais dans un escape-game. Donc je suis un peu plus pessimiste que les autres parce que je me dis que les restaurants, les bars vont quand même rouvrir un jour. Mais les escape game ne sont pas de la première nécessité."

Et si le tourisme ne les embauche pas, Maxime Manon ne resteront pas à rien faire. Ils se tourneront potentiellement vers l’agriculture où ils pourraient se rendre utile.

Mahauld Becker-Granier et Thomas Chupin (avec J.A.)