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Cinq députés infectés par le coronavirus: "C'est comme si j'avais une très forte grippe avec des pics de fièvre", témoigne l'une d'entre eux sur RMC

Un nouveau cas de coronavirus a été recensé parmi les députés, a-t-on appris ce lundi, ce qui porte à cinq le nombre de parlementaires contaminés. Parmi eux: la députée de Haute-Garonne, Elisabeth Toutut-Picard, invitée de Jean-Jacques Bourdin ce lundi.

Un nouveau cas, qui porte à cinq le nombre de parlementaires contaminés par le coronavirus. Le député du Haut-Rhin Jean-Luc Reitzer, la députée de Haute-Garonne Elisabeth Toutut-Picard et deux autres parlementaires dont les noms n’ont pas été rendus publics. Dernière en date: la socialiste Michèle Victory.

C’est l’arrivée des symptômes significatifs qui ont mis la puce à l’oreille à la députée de Haute-Garonne: "Une forte toux et une forte fièvre assez soudaine. J’ai suivi le protocole, j’ai appelé le 15, j’ai expliqué ma situation et j’ai eu tout de suite un rendez-vous avec un dépistage. Dans la même journée, j’ai eu connaissance de ma positivité et de ma situation", explique-t-elle au micro de Jean-Jacques Bourdin ce lundi.

"Je ne tiens pas à contaminer qui que ce soit"

Des symptômes, qui s’apparentent à une "forte grippe": "Pour être franche, aujourd'hui, je suis plutôt patraque. C’est comme si j’avais une très forte grippe avec des pics de fièvre. Mais on m’a prévenu que je serais dans cet état là pendant encore 8 jours donc je ne m’en inquiète pas. Je suis vigilante sur les symptômes. Je suis confinée chez moi pendant 15 jours. Avec mon mari, nous avons décidé de vivre momentanément à distance: lui s’installe dans notre domicile en circonscription et moi, je reste dans mon appartement à Toulouse. C’est surtout ça mon inquiétude: je ne tiens pas à contaminer qui que ce soit".

En plus des cinq députés, deux membres du personnel de l’Assemblée ont eux aussi été infectés. Après l'apparition des deux premiers cas avérés de coronavirus, "une série de dispositions ont été prises par le président de l'Assemblée nationale et les questeurs dans le but de lutter contre la propagation du virus et d'adapter la présence des députés, collaborateurs et personnels de l'institution", assure la présidence. 

L'Assemblée nationale ayant décidé en juillet d'interrompre ses travaux parlementaires "du 9 mars au 22 mars inclus, le nombre de personnes sur site sera fortement réduit du fait du départ des députés dans leur circonscription et des congés annuels".

Bourdin Direct (avec C.P.)