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Comment les transporteurs routiers se préparent à jouer un rôle crucial

Les transporteurs routiers vont jouer un rôle déterminant dans les semaines à venir notamment dans le secteur de l'alimentaire. Si certains n'ont pas peur du coronavirus, d'autres sont plus méfiants.

Les transporteurs routiers, les livreurs vont jouer un rôle déterminant dans les semaines à venir. Dans l’alimentaire mais aussi pour le matériel médical notamment. Dans quel état d’esprit sont les chauffeurs aujourd’hui par rapport au Covid-19 ? Comment ces sociétés se préparent-elles à vivre la crise à venir ?

Ces marchandises essentielles, l’entreprise Courrier Transport Mimetain, basée à Vitrolles, 400 salariés, 350 camions, les acheminent quotidiennement en région PACA.

"Il y a ceux qui vont continuer à venir et d'autres qui ne vont pas venir car ils ont peur de la maladie, forcément"

Joëlle est chauffeur routier, elle livre tous les jours du matériel médical ou de l’alimentaire et elle n’a pas peur du Coronavirus.

"Ca fait deux semaines que je prends mes précautions et que je n'ai plus de contact physique avec mes collègues de travail et avec les clients donc je n'ai aucune crainte. Je vais continuer à faire mon travail, à livrer..."

Mais tous les chauffeurs du Courrier Transport Mimétain ne pensent pas forcément comme Joëlle, confie Jean-Pierre Marin, délégué du personnel.

"Il y a ceux qui vont continuer à venir pour le côté financier qui va primer, et d'autres qui ne vont pas venir car ils ont peur de la maladie, forcément. Après on n'a aucun moyen d'obliger les gens à venir bosser, on n'est pas des héros non plus."

"Si on ne veut pas que le pays s'arrête totalement..."

Du coup, c’est Stéphane Bosi, le patron de l’entreprise qui devra motiver ses troupes

"Si on ne veut pas que le pays s'arrête totalement et que les magasins continuent à avoir de la nourriture, il faut bien qu'il y ait des sacrifices de personnes. Pas de mise en danger, mais des sacrifices d'aller travailler !"

Le Courrier Transport Mimétain n’a enregistré encore aucun retrait de salarié depuis l'apparition de l’épidémie.

Lionel Dian (avec J.A.)