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Coronavirus: le témoignage de William, placé en quarantaine à Carry-le-Rouet

Les 180 Français rapatriés de Chine sont arrivés vendredi à Carry-le-Rouet près de Marseille. William fait partie de ce groupe, il témoigne sur RMC et tente de positiver.

Les 180 français rapatriés de Wuhan, berceau du coronavirus, se réveillent ce samedi matin, après leur première nuit passée en quarantaine. Ils resteront pendant 14 jours dans un village-vacances en bord de mer à Carry-le-Rouet, à une trentaine de minutes de Marseille. Leur avion a atterri vendredi peu après midi sur la base militaire d'Istres, dans les Bouches-du-Rhône.

Dans l'avion, deux cas suspects de coronavirus avaient été signalés. Les analyses médicales montrent que ces deux personnes ne sont finalement pas contaminées.

"Avec un peu de chance, j'espère que personne ne sera malade et tout ira bien"

Après 12h30 de vol, ils ont été transportés en bus jusqu'à leur lieu d'hébergement. Sur place, c'est la Croix-rouge qui supervise leur vie quotidienne.

William fait partie des 180 rapatriés. Sur RMC, il confie être fatigué, mais soulagé et heureux d'être sur le sol français.

"On est contents d'être bien accueillis par toute l'équipe médicale et contents de pouvoir enfin se reposer."

Premier réflexe à son arrivée: appeler sa famille.

"Ils sont très rassurés, ils ont vu que tout va bien pour moi, que les 14 jours vont bien se passer. Ils ont hâte de nous revoir ensuite."

"On a le droit de recevoir des colis, mais pas de visites"

William va séjourner dans la même chambre pendant 14 jours. Mais les règles de confinement sont tout de même strictes.

"J'ai une chambre avec une belle vue face à la mer. Il y a deux lits, une télé, une belle salle de bain. C'est juste magnifique. Mais on ne doit pas sortir des zones démarquées. On doit porter un masque tout le temps, bien se laver les mains... On a le droit de recevoir des colis, mais pas de visites."

A partir d'aujourd'hui William doit aussi subir des test médicaux. Pas de quoi l'inquiéter, ce professeur de français de 28 ans reste optimiste. "Avec un peu de chance, j'espère que personne ne sera malade et tout ira bien", positive-t-il. Après la quarantaine, il espère que l'épidémie cessera le plus vite possible pour rentrer à Wuhan et retrouver sa copine chinoise restée sur place.

Margaux Bourdin (avec J.A.)