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Coronavirus: Sanofi et Regeneron débutent un essai clinique sur un traitement potentiel

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Des laboratoires pharmaceutiques expliquent avoir débuté des essais pour des traitements liés au coronavirus.

Le laboratoire français Sanofi et l'américain Regeneron ont annoncé avoir débuté un essai clinique pour évaluer leur médicament Kevzara dans le traitement des patients hospitalisés avec une forme sévère du nouveau coronavirus.

Une étude clinique de phase 2/3 a débuté aux Etats-Unis, et le recrutement des patients va commencer immédiatement, selon un communiqué commun. Regeneron mènera l'essai aux Etats-Unis, tandis que Sanofi sera en charge des essais à venir dans le reste du monde, notamment en Italie.

Kevzara (sarilumab), est un immunosuppresseur développé en commun par Sanofi avec Regeneron, lancé en 2017 pour traiter la polyarthrite rhumatoïde. Il s'agit d'un anticorps monoclonal dirigé contre le récepteur de l'interleukine-6 (IL-6), une protéine du système immunitaire jouant un rôle dans le processus inflammatoire.

IL-6 pourrait jouer un rôle dans la réponse inflammatoire des poumons des patients sévèrement touchés par le Covid-19, précise les deux laboratoires.

400 patients devraient être recrutés

Cet essai, qui sera mené dans de nombreux centres aux Etats-Unis, visera à évaluer la sécurité et l'efficacité d'ajouter Kevzara aux traitements symptomatiques, comparé à un placebo. 400 patients devraient être recrutés. La première partie de l'essai évaluera l'effet de Kevzara sur la fièvre des patients et leur besoin en oxygénation supplémentaire.

La seconde partie de l'essai évaluera l'amélioration sur le long terme, notamment en terme de mortalité et de réduction des besoins en hospitalisation et oxygénation.

"Nous pensons qu'il y a des preuves scientifiques montrant que Kevzara peut être une option de traitement potentiellement importante pour certains patients", a expliqué John Reed, responsable monde de la recherche et développement de Sanofi, cité dans le communiqué.

Les données d'une étude menée sur 21 patients en Chine ont montré que des patients ayant reçu un autre anticorps monoclonal dirigé contre le récepteur de l'interleukine-6 (tocilizumab) avaient vu leur fièvre et leur besoins en oxygénation supplémentaire réduits, rappelle le communiqué.

Parallèlement, le groupe pharmaceutique français travaille sur le développement d'un vaccin contre le nouveau coronavirus, associé au ministère américain de la Santé.

AFP