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Coronavirus: trois hommes soupçonnés d'avoir voulu revendre 40.000 masques périmés

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La police a pris en flagrant délit les individus dans les locaux d’un ancien commerce de Maisons-Alfort dans le Val-de-Marne.

Ils sont devenus l'objet de toutes les convoitises: les masques. Alors qu'Emmanuel Macron a annoncé mardi la "réquisition de tous les stocks et de la production des masques de protection", face à la demande, certains en profitent pour gonfler les prix ou vendre des produits non-conformes. 

Une saisie a eu lieu jeudi matin Maisons-Alfort dans le Val-de-Marne. La police a pris en flagrant délit trois individus dans les locaux d’un ancien commerce de cette ville de proche banlieue parisienne. Ils sont alors en possession de 40.000 masques FFP2, utilisés dans le milieu médical, comme le rapporte la préfecture de Police de Paris.

C’est une résidente qui appelle les forces de l’ordre, selon une source policière. Elle s'étonne de voir, dans un local poubelle, des cartons d’emballage de masque de protection. Alors que la police patrouille, elle tombe sur trois individus qui s'affairent autour des cartons. Les agents les interpellent alors et les placent en garde à vue.

Plus troublant: les policiers retrouvent du dissolvant, utilisé pour effacer la date de péremption des masques. Et pour cause: ils sont périmés depuis 2012. L’un des suspects a confié être revenu mercredi soir de Marseille, où il aurait acheté les 40.000 masques à 1 euro l’unité… 

Avec l’actualité et la rareté de ces protections, "un trafic se crée" confie à RMC un policier du syndicat Unité SGP Police locale. En milieu de semaine déjà, les gendarmes de l'Ain ont saisi près de 100.000 masques FFP2 périmés depuis 2014 en vente sur Le Bon Coin. 

En marge, les vols augmentent: le week-end dernier, 2000 masques ont ainsi disparu dans un hôpital marseillais.

Maxime Brandstaetter