RMC

Coronavirus: vers une obligation du masque dans les lieux clos

Le Premier Ministre a rappelé que le développement du port du masque dans les lieux clos était une option à l'étude par le gouvernement.

La “crise sanitaire n'est pas totalement terminée". Le Premier ministre Jean Castex, a lancé un avertissement à "la France entière depuis la Guyane dimanche. Les images de plages bondées ou de soirées réunissant des milliers de personnes, comme à Nice ce week-end, interrogent sur un éventuel relâchement.

Plusieurs médecins s'inquiètent d'une deuxième vague, comme ils l’expliquent dans une tribune publiée par le Parisien, cosignée par 14 médecins, met en garde contre "un possible redémarrage massif des transmissions". Ils demandent notamment le port du masque obligatoire dans les lieux publics clos, comme cela est déjà à l'œuvre dans les transports en commun par exemple.

Masque sur le visage Mathieu sors à l'instant du cinéma. Il a regardé le film la bouche découverte. Mais il aurait accepté de vivre la séance masquée. “S’il faut le faire, moi, je suis pour se protéger soi-même et surtout protéger les autres. Donc moi ça ne me dérangerai pas”, affirme-t-il. 

Imposer le masque dans les lieux clos oui, et s'il le faut, Mathieu est d'accord pour appliquer une sanction en cas de non-respect de l'obligation. 

“Tout va dépendre du civisme des gens. Malheureusement, peut-être que la coercition sera nécessaire. Mais j’espère qu’on en arrivera pas là et que le civisme primera”, indique-t-il. 

Obligatoire dans les lieux fermés ?

Pour Emmanuelle en revanche, une sanction serait contre productive. “Beaucoup de gens ne le supporte pas le masque. Donc c’est vrai que certaines personnes ont de la peine à respirer. Je pense que ça peut au contraire les braquer”, assure cette Parisienne. 

Développer le port du masque comme le veut le Premier ministre va dans le bon sens pour le professeur Robert Cohen. Et selon cet infectiologue, il faut même le rendre obligatoire dans les lieux fermés. 

“Quand on porte le masque, on contamine beaucoup moins le milieu extérieur ce qui fait que les autres et soi-même, on est protégé”, précise-t-il. 

Ce professeur espère que le gouvernement va prendre ses responsabilités et que la population va accepter de porter un masque dès qu’ils sont dans un lieu clos. 

Benjamin Pelsy avec Guillaume Descours