RMC

Covid-19: des centaines de rendez-vous de vaccinations annulés en France faute de doses

INFOGRAPHIE - Mi-mai, mi-juin... Qui pourra se faire vacciner et quand contre le Covid-19?

INFOGRAPHIE - Mi-mai, mi-juin... Qui pourra se faire vacciner et quand contre le Covid-19? - AFP

Les déprogrammations se multiplient; dans plusieurs régions, des rendez-vous pour être vaccinés sont reportés en raison d'une baisse des approvisionnements.

La pression s'accroît sur l'exécutif pour fixer de nouvelles restrictions sanitaires contre l'épidémie de Covid-19, avec un possible reconfinement à la clé, au moment où la campagne de vaccination risque de ralentir à cause d'une baisse des livraisons des laboratoires.

Après deux jours de consultation des partis politiques, associations d'élus et syndicats, Emmanuel Macron pourrait annoncer ce week-end ou lundi ces nouvelles mesures qui feront ensuite l'objet d'un débat et d'un vote symbolique au Parlement. Seule certitude, l'exécutif va serrer la vis après avoir acté que le couvre-feu à 18h, étendu à tout le territoire il y a treize jours, n'était pas suffisamment efficace.

Comme d'autres pays européens, la France doit aussi faire face à une baisse des livraisons espérées de vaccins, aussi bien de la part de Pfizer/BioNTech que de Moderna ou d'AstraZeneca, et pour ce dernier avant même que l'Agence européenne du médicament (EMA) n'ait donné son feu vert, attendu vendredi après-midi. Résultat, le gouvernement prévoit qu'en février seulement un million de personnes recevront la première des deux injections nécessaires, après plus d'1,4 million en janvier.

S'ajouteront 1,4 million de deuxièmes injections, mais cette prévision est très inférieure au chiffre de 4 millions de personnes vaccinées fin février, récemment évoqué par le ministre de la Santé. Alors que la vaccination est ouverte pour les résidents en Ehpad et leur personnel à risque de formes graves, aux professionnels de santé de plus de 50 ans et fragiles, à des publics souffrant de certaines pathologies ainsi qu'à 5 millions de personnes âgées de plus de 75 ans, trois régions (Ile-de-France, Hauts-de-France, Bourgogne-Franche-Comté) ont annoncé jeudi le report de rendez-vous pour une première injection.

Priorité aux deuxièmes doses

Et cause: pas assez de vaccins suffisants. La priorité est désormais donnée à l'injection des deuxièmes doses. Ce sont donc les rendez-vous pour les primo-vaccinations qui vont être impactés: des rendez-vous prévus en février sont reportés en mars, voire annulées.

Ainsi, dans les Hauts-de-France, les rendez-vous prévus jusqu'à mardi prochain sont reportés en mars. En Bourgogne-Franche-Comté, certaines injections de février pourraient être décalés de plusieurs jours ou semaines, mais pas annulées. Même chose dans la Marne. En Ile-de-France, les primo-vaccinations vont se poursuivre mais environ 20 000 rendez vous vont être décalés dans les 15 jours maximum.

En revanche, dans les centres de l'assistance publique hôpitaux de Paris, les premières injections seront totalement suspendues à partir de mardi prochain: elles reprendront "dès que possible".

La rédaction de RMC (avec AFP)